jeudi 25 juillet 2013

20 au 23 juillet – Mongolie 3 - Un tour vers l’Est

Samedi 20 juillet

A cinq heures, fin prêt, je sorts de ma propre ger et croise le regard livide de Erden-Geraar, tout propre, debout auprès de sa voiture. Je viens de comprendre d'un coup, qu'il a passé la nuit dans celle ci.

Hier au soir, prétextant, non sans raison, l'abondance des moustiques, il voulait dormir dans « ma ger ». Lui ayant mis en place la deuxième couchette, il s'est présenté avec la bouteille de vodka non encore terminée.

Comme il n'en finissait pas de se coucher, d'allumer et d'éteindre, de demander à boire, j'ai compris en lui tendant ma bouteille d'eau sortie du frigo, que c'était donner le coup de grâce à sa propre bouteille, qu'il souhaitait que nous nous attaquions.

Désirant dormir au plus vite vu l'heure tardive et le lever matinal prévu, je lui ai donné le choix entre jouer les bourreaux de bouteille seul à sa « dom » ou fermer la lumière et dormir dans la mienne.

Il est sorti, laissant son anorak sur le lit.

Sa tête livide ne laisse aucun doute sur la « gueule de bois » qui est la sienne. La fraicheur marquée de la nuit a t-elle rendu insuffisant le reste de vodka de la soirée ?

Seule la nécessite de résoudre avec moi, l'énigme du labyrinthe de certaines zones marécageuses, l'ont amené à se manifester un peu. Autrement, il fut un passager des plus calme, récupérant de sa nuit. Pas moins de quatre heures pour parcourir ces 85 km jusqu'à Choybalsan. Une bonne demie heure d'entre elles a été passée, à patauger, pantalon relevé, pour sonder les zones les moins molles de certains fonds de vallon !

À douze heures trente , je remettais en main propre, à monsieur son père, notre ivrogne en devenir, accompagné de ses deux roues.  IMG_0600IMG_0605 

 

 

 

 

 

IMG_0606Le projet du Chingisïïn dalan (mur de Gengis) n'est pas tout à fait éteint. Vu l'avance prise ces dernières quarante-huit heures et au regard de la carte, une petite route semble remonter vers Norovlin, l'un des emplacements de la « muraille de Gengis » sur la route de Bayan Uul, l'échec du premier jour. La route que je parcours actuellement de Choybalsan à Ondörhaan, longe théoriquement la rivière Erleen qui traverse toute la région après avoir pris sa source dans les montagnes Hentïï. La steppe gigantesque traversée cette après-midi me l'a totalement masquée. Ma route donc, va passer dans à peu près 70 km au village de Bayan-Ovoo. C'est là le départ de cette piste qu'il faudra examiner. Inutile si l'orage qui menace ce soir mon bivouac au petit lac Ereen Nuur, remouille un sol qui sèche sous le soleil de ces trois derniers jours.

Dimanche 21 juillet

Quelques gouttes ce matin sur mon bivouac, mais pas suffisant pour modifier l'état du sol de la piste essentiellement sablonneux. La route pour Norovlin est préparée dans le GPS par way-points. C'est au village de Bayan Ovoo que devra être abandonnée la piste principale pour en emprunter une dessinée d'un trait rouge fin sur ma carte. En général ce genre de tracé est considéré comme peu recommandable pour nos véhicules. Idée toute faite où fondée ? Car depuis peu je me pose cette question : laquelle des pistes a le plus de chance d'être en bon état ? Celle très utilisée que la plupart du temps une petite parallèle nettement plus roulante permet d'éviter où une petite piste tracée, mais peu fréquentée ? J'ai ma petite idée sur la question et me propose d'en vérifier le bien-fondé sur le trajet de Norovlin.

IMG_0616 IMG_0618  Enfin, l'Herlen Gol dont je suis le cours depuis Choybalsan, se décide à apparaître. Elle décrit ici de grands méandres ce qui fait le bonheur des chevaux qui semblent adeptes de l'hydrothérapie.

Les reliefs disparus depuis deux jours renaissent alentour, il fait beau, c'est magnifique.

La piste est bonne ce qui permet de rallier Bayan Ovoo en tout début d'après-midi. Le 4x4 fait ses pleins et nous voici partis à la recherche de la petite piste de ma carte. À peu près sur de l'avoir dénichée, deux motards à qui confirmation est demandée, acquiescent, mais semblent vouloir m'indiquer beaucoup de choses en tournant mon volant, en désignant la carte puis mon GPS, en affichant une dizaine de doigts, mais mon neurone reste sourd aux explications. Du coup à deux sur leur moto, les voici partis en « poisson-pilote » et me sortent du village par une piste assez moyenne et qui ne semble pas pour l'instant correspondre à ce que j'ai prévu et préparé dans mon Garmin.

Je décide de faire confiance et m'engage sur une trace qui devient très vite excellente jusqu'à l'approche d'un joli lac à quelques kilomètres le Gürmiyn nuur. IMG_0619 

Là, les choses se compliquent un peu lorsqu'il faut le contourner par l'Ouest et au bord de l'eau avec comme seuls repères de vagues traces de pneus serpentant entre sable et zones herbeuses à proximité d'une berge boueuse. Quitte à me faire un peu plus secoué, je progresse d'herbe en herbe évitant au maximum les terrains meubles.

Le ciel s'est bien couvert et la situation ne me paraît pas très confortable d'autant que je ne devine aucune sortie de ce bord de lac. La gestuelle de mes motards me revenant en mémoire, je crois maintenant comprendre qu'une dizaine de kilomètres n'était pas bien bonne et qu'il ne fallait pas être faignant du volant. A priori faire confiance étant mon principe de base, je l'applique et fini par trouver plein nord du lac, une petite piste de sortie. Malgré sa taille elle est bonne et semble se diriger vers un hameau nommé Sümber à une dizaine de kilomètres direction N-N-Est. Ce n'est pas là l'orientation que j'espérais cherchant plutôt à me diriger N-N-Ouest. Je persiste tout de même et la piste toujours marquée que de deux traces de terre en pleine steppe, devient excellente. Un vrai billard permettant de tenir assez régulièrement une allure entre quarante et cinquante kilomètres-heure, ce qui ne m'était pour ainsi dire jamais arrivé.

La direction tire toujours légèrement Est et très vite je me retrouve distant d'une vingtaine de kilomètres de ma trace initiale. Le décor est magnifique, la nature du sol en gros sable dur peut permettre un retour dans n'importe quelles conditions, je continue.

La traversée ainsi de plusieurs hauts plateaux de steppe serpentant entre des reliefs de plus en plus accentués est un régal. Tout à coup, alors que la moitié de l'itinéraire est parcouru, l'orientation de ma mini autoroute repique droit sur l'itinéraire que j'avais prévu.  IMG_0621 IMG_0622

 

 

 

 

 

Un orage éclate derrière moi et me course alors qu'au loin, vers Norovlin, le soleil perce toujours. Je suis au sec et joue de cette situation. Seules quelques rares petites gouttes atteignent parfois le pare-brise obligeant à petits coups d'essuie-glaces.

   IMG_0626À six heures trente, ayant retrouvé mon projet d'itinéraire et me trouvant hors d'atteinte des gros nuages noirs de l'orage, se présente un beau petit Ovoo. ll marque un col au pied d'un petit sommet herbeux côté 1594 m sur la carte, le Delger Han Uul. 

Le vieux guide qui  sommeille toujours en moi, décide le bivouac et l'ascension. Le rythme est un peu sénatorial, car à force de sommeiller, il est sûr que la forme olympique n'est plus qu'un vieux   souvenir !...mais la liste de courses s'est encore

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un peu enrichie... Ah ! J'oubliais !...ce n'est pas parce que le sol est jonché d’edelweiss qu'il faut marcher dessus en sortant de ma ger !

Lundi 22 juillet

Il aura mis le temps, mais il a fini par nous rattraper ce matin cet orage. La grasse matinée eut été la bien venue, si je ne m'étais souvenu avoir remarqué sur le toit, la perte du chapeau de cheminée. Si je ne veux pas voir se transformer mon intérieur en piscine, il va falloir agir et vite. C'est ce que l'on appelle la motivation...

Heureusement que j'ai trouvé le moyen, il y a deux jours, d'atteindre le toit du véhicule sans l'échelle que je n'ai pas...Donc, ni une ni deux, debout, et pour ne pas tremper ses affaires, nu comme un ver (il n'y aura pas de photo...) je vais placer le chapeau de rechange prévu tout exprès.

Encore un peu de temps sous la couette pour réchauffer la carrosserie et laisser s'évacuer l'eau de la piste et l'occupation blog est toute trouvée en remplacement de la conduite. On ne roule pas par un temps pareil !...Sauf...la moto qui vient d'arriver transportant un papy et son petit fils de douze ou treize ans. La pluie a cessé et j'ai l'honneur de leur visite. Ils circulent entre deux averses et ne s'attardent pas. En nous disant au revoir, je fais signe au gamin de fermer la fermeture à demi ouverte, de son seul haut de survêtement. Il s'exécute avec un sourire et les voici qui plongent dans la descente du col, rattrapés par l'ondée suivante.

Les nuages laissent filtrer par moment un peu des rayons du soleil et le sol semble à nouveau convenable.

Mon fidèle « canasson » prend donc la trace de la moto, me transportant bien au sec entre flaques d'eau et zones boueuses glissantes à souhait.

 IMG_0633 En arrivant sous le soleil à Norovlin, le plus facile n'est pas ce que l'on croit. Voir le fameux mur de Gengis qui y passe tout près est mon but, mais comment le trouver ? Je me lance donc à aborder plusieurs personnes qui me regardent plus comme un Martien que comme quelqu'un leur posant une question. Livre et carte en main, comment expliquer ce que je cherche ? Ils ne comprennent pas le moindre des mots que je tente de prononcer, mon livre les laisse de glace (savent-t-ils seulement lire?) et ma carte avec le mur signalé ne leur parle pas plus. Certains même se détournent me voyant arriver. Je ne suis pas très loin d'abandonner lorsqu'une horde d'enfants jouant dans ce qui me semble être une école me donne une idée. Il faut trouver l'un des érudits du village. S'il y a autant d'enfants, il doit y avoir un enseignant pas loin. Ce sont pourtant des ouvriers vidant un camion au dos de l'école, qui les premiers, comprennent ce que je cherche. Après bien des tentatives peu fructueuses d'explications pour m'indiquer la localisation du « mur », ils interpellent une demoiselle arrivant bien à propos. Elle n'est autre que l'institutrice et parle anglais.IMG_0635 IMG_0634    C'est comme cela que je découvre, à quelques centaines de mètres du village, guidé par un des ouvriers, monté à mon bord, un léger monticule de terre telle une légère voûte, s'étirant tout en longueur à travers la plaine ! Ici, c'est ça. Peut-être que plus loin la présentation en serait différente, mais pour le vérifier il faudrait s'engager sur une petite piste sûrement impraticable ce jour.

Effectivement après un kilomètre, une zone marécageuse, gorgée d'eau par l'orage du matin m'interdit tout passage. Je n'en serai pas plus sur ce célèbre "Chingisïïn dalan" et vous non plus...

IMG_0639Il n'y a plus qu'à redescendre dans la vallée, sachant que quatre-vingts kilomètres en aval, il y a quelques jours, par beau temps, j'avais du renoncer à poursuivre la piste, véritable bourbier par endroits.

La première petite route empruntée hier a été un succès, pourquoi ne pas retenter sa chance. Sous Batnorov, au nord-ouest de Norovlin un même genre de piste repique plein sud en direction de l'axe longeant la rivière Herlen gol, quittée la veille. IMG_0640 Ainsi les mauvais passages seraient évités tout en me promenant sur d'autres sites. L'absence de celle-ci sur mon GPS et l'imprécision de ma carte me font m'engager sur une excellente trace répondant au départ à mes attentes. Mais, après une demi-heure, je dois me rendre à l'évidence. Ma trajectoire s'infléchissant sans cesse un peu plus Ouest ne me mènera pas où je l'escomptais, mais peut-être bien directement à Ondörhan où je dois de toute façon passer.

IMG_0641IMG_0646IMG_0643 IMG_0648 IMG_0650 IMG_0652    Ce sera la surprise de demain, car pour l'instant je bivouac sur un des superbes cols de cette piste. La nuit promet d’être belle sous la pleine lune.

Mardi 23 juillet

« Dzûûn Bayan Han uul » est le superbe nom porté par le non moins célèbre sommet rocheux culminant à 1394 mètres au-dessus de mon col. Celui-ci n'étant qu'à 1139 m d'altitude, l'ascension risque d'être éprouvante pour le « guidosse ». IMG_0654

Rares ont été les zones rocheuses dans cette Mongolie déjà visitée. Aussi vais-je profiter du magnifique granit qui jaillit ici au-dessus du bivouac. Une belle arête me tend les bras. Je la saisis à pleines mains et dans la demi-heure suivante, le tour est joué. Pour compléter le palmarès, les trois pointes rocheuses disposées en triangle pour dessiner cette célébrissime montagne, seront gravies, en réalisant ainsi la traversée intégrale.

De retour à la maison après une heure d'épreuve, le repos est déclaré d'utilité publique jusqu'à ce que lassitude s'en suive !

Une interrogation, qui restera sans doute sans réponse, me trotte en tête. Pourquoi les soirs au bivouac, alors que la nuit est tombée, suis-je presque à chaque fois dérangé par le passage de véhicules, alors que la piste est bien souvent libre la journée ? S’agit-t-il de ne pas être vue des mauvais esprits qui pourraient vous nuire ?

Ne riez pas, car en Mongolie chamanique bien sure, circuler est considéré comme une activité dangereuse. Il ne faut jamais indiquer explicitement son itinéraire ni même ses horaires ou encore le nombre de kilomètres restant à parcourir. Toutes ces informations doivent rester inconnues des forces surnaturelles régissant les lieux traversés ? Les esprits constituent toujours une menace potentielle qu'il faut pacifier à chaque Ovoo, d'où les offrandes qui y sont faites. Est-ce donc que la circulation nocturne cacherait l'usager des esprits malins ?

Entre le blog et les maintenances techniques indispensables, à cinq heures trente me voici au chaumage. Donc, pourquoi ne pas bouger un peu, mais pas de trop, à la recherche d'un nouveau bivouac.

Rangeant les dernières affaires encore en désordre, une moto s'invite à mes côtés. Lorsquele pilote se présente à ma porte, j'ai face à moi un policier en uniforme. La sacoche officielle qu'il porte en bandoulière officialise sa visite. Sans doute, alerté par quelques passants intrigués par le stationnement inhabituel en bord de piste d'un véhicule étrange, vient-il s'assurer que tout va bien et me quitte avec un grand sourire.

IMG_0656 Dix kilomètres plus loin, la route principale longeant L'Herlen est rejointe. Elle pourrait en trente kilomètres me ramener à Ondörhan point de départ de toute cette boucle. Mais je jette mon dévolu sur une belle bosse surplombant la rivière. Elle sera sacrée belvédère pour la soirée.

Comme il y a de la place pour plusieurs et qu'il y a longtemps que vous n'avez plus eu l'occasion de jouer les voyeurs, en voici l'adresse : N 47,50994 E 111,01138. (NB: Je n’y suis plus!)

13 au 19 juillet – Mongolie 2 - Un tour vers l’Est

Samedi 13 et dimanche 14 juillet

Fête nationale, donc je ne travaille pas plus que les Russes dans leur ambassade!

Ces derniers jours aussi bien en sortant de Chine qu'en entrant en Mongolie il a fallu parer à de fortes variations climatiques allant de chaleur à froidure humide, le tout assaisonné de longues périodes de climatisation pour pouvoir rouler tout fermé pour cause la poussière des voisins sur la piste. Ce joyeux cocktail s'est traduit en belle angine.

Toutes les conditions sont donc réunies pour jouer les casaniers d'autant qu'il ne fait pas beau et que le blog à du retard.

Lundi 15 juillet

La ville a retrouvé une grande animation depuis ce matin. Sans doute les trois jours de fête du Nadam précédant un week-end avaient-ils favorisé quelques évasions. Plus de places pour se garer alors que depuis mon arrivée j'ai toujours eu l'embarras du choix.

Dès l'ouverture je suis chez les Russes. Comme il fallait s'y attendre, modifier des dates de visa n'est pas chose possible du moins chez eux ! Établi en France avant le départ du voyage j'ai effectivement en ma possession un visa double entrée pour la Russie, mais qui ne prend effet que le 27 août. Donc à moins d'attendre cette date, je n'ai d'autre éventualité que d'en faire établir un nouveau. Pour ne pas me compliquer cette tâche administrative, je confie le bébé à une agence locale. Ce sera prêt le 31 juillet ! Bigrement long pensais-je, mais le prix étant dès plus raisonnable par rapport à notre achat français je ne cherche pas même à accélérer les choses.

Le projet d'un tour complet du pays me trotte en tête depuis mon retour du voyage de 2010. Et bien voici l'occasion de découvrir la région Est, fort peu visitée. Fief du grand Gengis Han fondateur de la Mongolie, ce sera ma façon à moi de continuer la fête nationale du Nadam le célébrant.

 

Mardi 16 juillet

La kalachnikov ayant pulvérisé sans effet contre cette angine qui dure, aspirines et autres pastilles du même style, j'ai hier chargé la 12x7 avec du gros calibre, des antibiotiques ! Pour le résultat quasi immédiat, merci docteur !

Donc en me pressent avec lenteur, j'arrive tant bien que mal à être sur le départ vers dix heures.

IMG_0526Objectif, cette région de l'Est délaissée par le tourisme, constituée de gigantesques steppes abritant de nombreuses zones protégées, refuges d'une grande variété d'animaux sauvages.

De plus, pourquoi ne pas continuer à ma façon cette grande fête nationale du Nadam en parcourant la région natale du grand Gengis Han  le fondateur de cette Mongolie. Bien sur, les montagnes du Hentïï collées à la frontière Russe au NE d'Ulaanbaatar et qui l'on vu naître, ne sont guère praticables par mon pur sang à quatre roues. Qu'à cela ne tienne, un petit contournement par le sud puis l'est devrait donner le change, d'autant que deux des axes envisagés longent ou coupent la célèbre Chingisîîn dalan (« muraille de Gengis ») qui s'étend sur 270 kilomètres.

Donc une boucle ralliant les villes Ondôrhan / Baruun Urt / Choybalsan / et Bayan-Uul est programmée. Seul le sens de rotation me laisse quelque hésitation.

Chaque chose en son temps, il faut tout d'abord rallier Ondörhan situé à quelque 300km au plein Est de la capitale.  Je ne sais si c'est une façon de célébrer le grand Gengis Han, mais les 30 premiers kilomètres menant au gigantesque monument construit à sa gloire sur le bord de cet axe, sont particulièrement éprouvants pour le véhicule et les yeux du chauffeur, qui ne sait plus quels trous ou mauvaises pistes utiliser pour éviter un goudron IMG_0527particulièrement dégradé.

  Mais après, en dehors de quelques rares exceptions, ce n'est que du bonheur. Très vite la toundra s'étale sous une herbe épaisse et bien verte, faisant le délice de très nombreux troupeaux. Timidement, par endroits, sur des flancs de collines particulièrement bien exposées, la taïga tente de renaître. La petite route en bon état est décorée à chaque col d'un Ovoo à la taille souvent imposante. De nombreux monticules disséminés de-ci de-là en sont aussi parés. Ces gros tas de cailloux IMG_0529décorés de tissus et sur lesquels gisent des cadeaux de toute sorte sont bâtis à la gloire du Chamanisme. Ce culte semble particulièrement bien implanté dans la région si l'on en juge par la présence fréquente à côté des Gers d'un Ovoo plus modeste.

 

 

 

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Pour ma part, à l'entrée de la ville, je vais me mettre nuitamment, sous la protection de l'un d'eux, dominant ainsi toute la plaine.

 

 

 

Mercredi 17 juillet

À peine sorti de la ville, plus aucun doute, nous sommes en Mongolie. La piste attend les quatre roues de ma monture pour me faire traverser ces gigantesques steppes peu visitées et sauvages de l'est du pays. IMG_0574

  Je m'étais bien promis ne ne plus fréquenter que du goudron, mais comment résister à cet appel des grands espaces qui bouillonne en moi. En excuse, la modification de la fixation cellule tient à merveille ses promesses et la piste sablonneuse est bien plus douce dans son ensemble que du mauvais goudron !

   J'ai dix jours devant moi et pas d'impératifs. Donc « qui va piano... » !

Toute fois, après quelques 90 kilomètres parcourus sagement et sans difficulté particulière, les choses se compliquent. L'orage de la nuit dernière qui a du frapper le secteur a laissé sa signature. Des flaques d'eau sur un sol sablonneux, passe encore, mais lorsque le sol change de nature et se transforme en terre végétale, la chanson n'est plus la même. Quelques unités de voiture sont croisées dont certaines non-4x4. Donc ça passe, surtout si l'on est motivé. Mais le simple mur de Gengis aussi beau puisse t-il être (si toute fois même il est visible?) vaut-il de risquer un plantage dans un de ces passages tangents qui se font de plus en plus nombreux. Je suis lourd et ...raisonnable...De plus le ciel devient menaçant. Le risque que le piège ne se referme sur mes arrières si je continue de progresser me décide à la sage décision:demi-tour. IMG_0561

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   Presque revenu à Ondörhan, le bivouac me tend les bras. Ce sera ce soir un apéritif dînatoire. Le coin est superbe, immense. Il n'est pas trop des 10 watts de ma sono embarquée pour faire résonner la steppe déserte des accords d'un concerto de piano de Saint Sens. Quelques chevaux viennent aux nouvelles sans aucundoute attirés par le piano qui se déchaîne sans retenue. IMG_0569Un superbLe coucher de soleil s'invite également à la fête et embrasse quelques minis lacs disséminés dans la steppe. C'est quoi le bonheur ?

Jeudi 18 juillet

Puisque les pistes du Nord semblent un peu trop humide et de consistance boueuse, on peur supposer que celles IMG_0572plus au sud seront plus sèches et en tout cas plus sablonneuses, car plus proches du Gobi.

C'est donc par la route menant à Baruun-Urt que s'opère un nouveau départ vers l'Est. À mi-chemin de cet axe, ma carte signale un site de Dinosaur fossile. Le village de Monhhaan sera donc mon hôte pour cette première étape.

Les vingt premiers kilomètres au départ de Ondörhaan sont superbement goudronnés. Puis, c'est la route mongole qui redevient reine en se faufilant à travers une steppe de plus en plus vaste.

IMG_0573 Par deux fois, un autobus du service régulier est passé sur l'une des nombreuses pistes parallèles à ma trajectoire. Je ne les aurais pas suivis un kilomètre sans risquer de tout casser à mon bord. Impressionnant à voire, car sans doute y a-t-il un horaire à tenir. En tout cas les passagers ont intérêt à avoir l'estomac bien accroché.

Pour la course aux records, Pierre est en train de se faire remonter. Avec un gros bout de ferraille planté dans un pneu, je signe ma seconde crevaison.

IMG_0545IMG_0546 Vers dix-huit heures, c'est l'arrivé au village. Des habitants questionnés font rouvrir sa boutique au garagiste. Une demie heure plus tard, tout étant réparé et rangé, un voisin me sert de guide jusqu'au petit resto du coin ou il commande et me tient compagnie. Revenu à mes pénates, il y sera remercié, ainsi que le garagiste, d'un petit verre de vodka.

Ma Gers est maintenant ostensiblement installée pour jusqu'à demain sur un grand espace herbeux au plein centre du hameau, à proximité d'un terrain de basket orphelin d'un des panneaux, gisant au sol et de quelques jeux pour enfants. Les curieux affluent et l'oublie en France de mon lexique Mongole manque cruellement. La professeure d'Anglais et une autre jeune fille anglophone sont appelées à la rescousse. Vous l'aurez compris, la seule avec qui je n'ai pas réussi à communiquer, c'est la prof ! Heureusement que contrairement à leurs voisins chinois, le langage gestuel est ici extrêmement développé et même régi par des codes.

Vendredi 19 juillet

IMG_0577 IMG_0578 IMG_0579 La sortie de l’enchevêtrement des ruelles du village, expliquée hier au soir par l'un des visiteurs a été d'un bon secours ce matin.. La piste est donc retrouvée sans difficulté pour rejoindre Baruun-urt. Une centaine de kilomètres à parcourir, mais rien de plus aléatoire qu'une piste, pour pronostiquer un temps de parcours. D'entrée, je suis étonné par la qualité de celle-ci et les quarante kilomètres-heure peuvent être tenus assez longtemps sur bon nombre de tronçons. Parti à 8h 30, je pénètre en ville vers 12h 30 et sans forcer.

Aruun-Urt est somme toute une assez jolie petite ville, bien propre, qui arbore dès son entrée un Théâtre qui semble en bon état. Un musée y est aussi implanté, mais n'aura pas le plaisir de m’accueillir. En effet, le reste de la boucle étant peut-être difficile et donc longue, je me décide à enchaîner vers le nord-est, Choybalsan. IMG_0583Cette région est la plus orientale de Mongolie, frontalière au nord avec la Russie et à l'Est avec la Chine. En dehors d'une enclave longue d'environ 400km se prolongeant encore plus vers l'Est et dont l'accès routier semble sommaire, j’atteindrai en cette ville le point le plus éloigné de la capitale qu'il semble raisonnable de se fixer dans ma situation.

  La piste vers le nord est de suite beaucoup plus difficile. Elle traverse une steppe jonchée de lac où vivent beaucoup de grands mammifères, gazelles et oiseaux protégés. IMG_0602 C'est ce qui me vaut d'avoir à franchir quelques zones marécageuses ou l'on se fait quelques frayeurs.

Le soleil a bien baissé et la lumière est devenue superbe. Sortant d'un de ces fonds de vallons redoutés, je vais croiser au sommet de la petite montée suivante une voiture arrêtée. Son occupant ne semble pas en situation de tourisme face à la beauté du paysage. De toute évidence, sa tenue, pantalon relevé et nu-pieds couvert de boue jusqu'aux mollets et les mains tout aussi badigeonnées, m'incite à lui prêter attention. Mon regard interrogatif croise le sien et après un temps d'hésitation il me fait signe de stopper.

IMG_0585 Le pneu avant gauche, en partie découpé, témoigne déjà, de quelques mètres parcourus à plat. Que n'a-t-il sorti son cric pour mettre la roue de secours ? Sur mon interrogation gestuelle, ce jeune tout juste âgé de 25 ans, m'ouvre son coffre où gît une roue de secours en à peine meilleur état.

Après de longues minutes d'un dialogue stérile où je crois comprendre qu'il accepte que je le transporte jusqu'à Choybalsan pour faire réparer, il m'amène au tout haut de la côte pour me montrer sa « Dom ». Une Gers est effectivement plantée à quelques km de là et par ses quelques mots d'Anglais, retenus d'une scolarité surement courte, m'indique sa maison.

IMG_0584Il devient compréhensible entre les nombreux appels téléphoniques qu'il passe, que dans un premier temps, un retour du véhicule à la maison soit son souhait. Ensuite, comme proposé initialement, c'est le transport jusqu'à la ville.

Il est maintenant dix-huit heures, Choybalsan est distant de 85 km, autrement dit trois à quatre heures de piste au vu de ceux que je viens de parcourir. Pas question de faire ce parcours, même partiellement, de nuit. De plus l'occasion est trop belle. Je pense que certains connaissant le voyageur que j'ai la prétention d'essayer d'être, m'ont vu venir...

Depuis mon entrée en Mongolie, je n'ai pas encore réussi à réellement franchir le pas de ces contacts dont je me régale. J'ai honte d'être pour l'instant, plus tôt « touriste ». L'absence de tout lexique à disposition est vraiment trop handicapante. Pour y remédier, acheter mon litre de lait à une ger, ce soir, avait été ma « bonne résolution » du matin

Je propose donc, tout simplement, d'accompagner la voiture boiteuse à la « Dom », d'y passer la nuit, et au petit jour, de transporter l'automobiliste et ses roues à réparer.

IMG_0599 Ce qui fut proposé fut fait, me voici à côté de deux gers, démontant la roue de l'auto, car le cric à l'égal de la roue de secours est partiellement cintré et presque hors d'usage. Mon Erden-Geraar, puisque c'est son nom (du moins phonétiquement compris par mes oreilles...), semble complètement désarmé face à sa situation et manifestement n'en avait jamais géré de semblables.

Il n'a de cesse que d'insister à ce que nous partions de suite sur la piste, m'indiquant bien sûr que ma voiture possédait des phares. Je teins bon dans mon IMG_0594 refus et nous nous retrouvons sous la ger du couple voisin en compagnie d'un verre de vodka, alors que la dame prépare le repas pour nous quatre. Timidement d'abord puis sans retenue, la caméra essaye de saisir ces instants exceptionnels.

Je n'échappe aux nombreuses rasades de vodka, qu'en invoquant le sommeil dont j'aurais besoin le lendemain si je succombais. Les roues prêtes à embarquer ont eu force de conviction.

IMG_0590IMG_0596 IMG_0587  IMG_0586

09 au 12 juillet – Mongolie 1 – Le Gobi

Mardi 9 juillet - Mongolie

En deux heures, je suis sur le sol mongol...enfin libre de mes mouvements. Quelques minutes de route pour atteindre Dzamiin üûd. Un bureau de change efface de mes poches les ultimes traces de mon passage chez les Chinois et me voici, vers seize heures trente roulant non pas vers le désert, mais à travers les petites ruelles des quartiers pauvres de la bourgade dessinée par des palissades de bois. Un jeune qui m'avait gentiment conduit au bureau de change que je ne savais trouver s'est offert le plaisir d'un retour remarqué chez lui, à mon bord.

Dès la sortie de ville, le ton est donné. Nous sommes en Mongolie et les voies de communication sont principalement des pistes. Je roule prudemment en observant à la loupe le comportement de la cellule au système de fixation modifié. Rares sont les zones à plus de trente kmh. Mais le comportement du véhicule est excellent.

Vingt heures, le jour déclinant déjà, le bivouac est choisi à l'écart de la piste en plein désert sur un sable à très gros grains, offrant un sol compact.

Quel bonheur !

Mercredi 10 juillet

Quatre heure et demie. Des raisons que la raison ignore m'obligent à me lever. Le jour est en train de poindre. Un rideau entrebâille, modifie mon planing immédiat et me fait me précipiter sur la caméra : le ciel est en feu à l'horizon. Le spectacle tiendra dix bonnes minutes.   IMG_0501

IMG_0502 S'attaquer au Gobi dans ces conditions ne se refuse pas. Je ne suis pas le seul, car quelques kilomètre à la ronde se devinent des nuages de poussières d'autres usagers ayant opté pour d'autres parallèles. Ainsi on ne se gène pas.

Ce n'est pas le Sahara. Point de sable à perte de vue. La couleur verdâtre donnée par une petite herbe rase couvrant un cailloutis ocre fait transparaître une atmosphère reposante. Je croyais avoir à me confronter à un monde exclusivement minéral. Ce n'est pas le cas en tout cas au long de cet axe « routier ».

IMG_0493Cent vingt kilomètres durant, il faudra naviguer facilement sur une piste pas trop accidentée sur laquelle   je me suis retrouvé essentiellement seul. Les souvenirs de trois années en arrière lors de ma traversée d'ouest en est du pays on vite resurgi et très vite l'impression d'être chez moi m 'a envahi.

Après cette grosse centaine de kilomètres, la route en construction devient utilisable sur la majeur partie du reste du parcours. Il faudra tout de même laisser place libre aux zones de travaux en reprenant plaisir à la conduite sur piste.

IMG_0505 Sans que l'on n’y prête attention, l'herbe est de plus en plus présente. Son vert profond témoigne certainement d'une saison pluvieuse. Du reste, c'est vrai, les essuie glace reprennent périodiquement du service. Le ciel bleu d'hier s'est obscurci de nuages de plus en plus noirs. Il faut se rendre à l'évidence, à peine goùté, ce Gobi que j’appréhendais un peu a-t-il laissé place à la grande Mongolie des images d'Epinal. Peut-être faudrait-il lui rendre visite plus à l'ouest ?

 

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En tout cas, de passage à Choyr sur le coup des dix huit heures, une belle animation attire mon attention à l'entrée de la ville et me remémore que les festivités du Nadam ont du commencer hier.

Je suis à plus de 450 km des Chinois, je me pose. La fête est ici de faible envergure et la pluie en a sûrement gêné le déroulement. Un petit tour parmi les autochtones me redonne l’odeur et les couleurs de cette Mongolie de 2010. Je ne trouve toute fois pas, où suis-je encore trop timide face à ces Yourtes (oh ! Pardon !...ces Gers ) pour y dénicher une collation qui me fait pourtant bien envie.

Je me sens encore trop touriste face à ces gens, il me faut le temps de redevenir voyageur !

En tout cas, quelques places de parking sur le terrain en terre se sont libérées juste auprès des premières Gers. Le 4x4 vient s'y blottir. A défaut de les avoir abordés, je dormirai auprès d'eux.

La pluie tombe maintenant avec régularité, et la fraîcheur oblige à s'envelopper dans la couette.

Jeudi 11 juillet

J'hésite entre plusieurs options. Rester ici pour profiter de la fête, où bien filer jusqu'à la capitale à 250 km plus au nord. Peu de réflexion m'incite à partir.

L'ambassade de Russie ne chôme peut-être pas les fêtes du Nadam. Auquel cas déposer la demande de visa de suite pour la Sibérie laisserait la possibilité de vagabonder un peu sur les routes de l'est en attendant.

En même temps, je ne me pardonnerais pas de laisser passer ma chance aussi faible soit elle. Il avait dix ans et doit avoir bien changé avec ses treize ans actuel. Saurais-je même le reconnaître s'il se retrouvait face à moi ? Que lui a réservé la vie ? La petite tente violette les à-t-elle aidé, lui et son père à conjurer le sort ?

J'aimerais savoir, j'en meure d'envie. L’embrassade de Russie est fermée, tant mieux. Je me dirige tout droit sur les lieux des courses de chevaux à trente km à l'ouest d'Ulaanbaatar. Mon petit chiffonnier qui doit maintenant être grand, y ramasse peut-être toujours ses bouteilles plastique pour survivre. (CF : Solo sur la piste mongole et kazakhe).

IMG_0519 IMG_0525 De plus voici l'occasion de tourner à nouveau ces scènes du Nadam dont le vol de la caméra en 2010 m'a définitivement privé.

Je suis sur les lieux à dix huit heures. Malgré une foule et un nombre de voiture énorme, je trouve place aisément à quelques mètres de mon emplacement de 2010. La caméra, sous le soleil revenu tourne goulument une partie des images perdues.

Mais, le miracle n'a pas lieu, nous ne nous croisons pas.IMG_0518

 Beaucoup de choses ont changé. Le modernisme à frappé, pour le confort des uns et le déplaisir des autres. Le village de Gers est maintenant posé sur une gigantesque dalle de béton circulaire. Une infrastructure énorme en toilettes, camons de vidange, poubelles où point d'eau pour les Yourtes ainsi que parking goudronné pour les gros véhicules, ne laisse peut-être plus place à la débrouille de mon gamin et son père.

 

L’authenticité des gens, elle, n'a pas changé. Comme il y a trois ans, je m'y sens bien et j'y passerai la nuit. 

Vendredi 12 juillet

Beaucoup de monde a passé la nuit sur place. Beaucoup de tentes sont dressées un peu partout. Beaucoup d'entre elles abritent ceux qui toute la journée vivront de la vente de cerf-volents et autres petits jouets adorés des enfants où bien s’improviseront cuisinier sur des barbecues de fortune en rassasiant de brochettes le spectateur. Certains même, plus organisés ont équipé leur coffre de voiture break d'une véritable petite cuisine, concurrençant ainsi les “gers” officielle de restauration.

Dès huit heures, la horde des voitures venues essentiellement d'Ulaanbaatar commence à s'accaparer les places de parking libérées hier au soir.

IMG_0523 IMG_0524 Aujourd'hui, dernier jour du Nadam, a lieu la course de chevaux la plus importante. Les jeunes cavaliers sont tous des enfants choisis pour leur qualité de cavalier certes, mais surtout pour leur légèreté. Seul le cheval est admiré pour sa performance, laissant ainsi dans l'ombre son maître du jour.

Un impressionnant dispositif policier jalonne la totalité du parcours, empêchant l'intrusion de tout spectateur sur le terrain. Les trois cents derniers mètres de course sont bordés par des tribunes ou les plus chanceux et surtout matinaux ont pu trouver place.

  Dans l'heure précédent le départ, un hélicoptère militaire vient faire un lâcher de parachutistes qui nous effectuent un atterrissage de précision sur la ligne d'arrivée des chevaux déjà partis se mettre en place à 18 km de là, en arrière d'une petite crête de collines.

Seuls les commentaires un peu plus enflammés, les mouvements de foule et la montée d'un nuage de poussière sur l'horizon, permettent à l'étranger de comprendre que les choses sérieuses on commencé derrière la montagne. Les jeunes cavaliers ont lancé leur monture. Certains âgés d'à peine huit ans, font figure de vrais professionnels. La grande majorité monte à cru. Après quelques minutes, les phares d'une dizaine de voitures 4x4 de sécurité précédant et encadrant la course, se devinent dans la couleur ocre du sable soulevé par les sabots des animaux.

En plus de la sono, les commentaires s'animent dans une foule de plus en plus en mouvement. Certaines familles sont de toute évidence très concernées par la bonne ou mauvaise progression d'un cheval sur lequel repose leur réputation.

Enfin les trois premiers cavaliers se présentent au pied de la côte finale. La cravache bat sans cesse de droite et de gauche et à un rythme effréné la croupe de l'animal au bord de l'épuisement. L'habit au départ magnifique a pris la même teinte que les visages de ces enfants, masqués de la poussière au travers de laquelle brillent encore deux yeux qui n'expriment que la volonté de vaincre.

A peine la ligne d'arrivée franchie, un père ou un grand frère, saisissent au vol le jeune cavalier et la bride de sa monture et les éclipsent, souvent au galop à travers la foule en direction de leur campement dressé à quelques centaines de mètres de là. Des dizaines de spectateurs en délire, prenant tous les risques, tentent de porter leur main sur cet animal valeureux, symbole de la fierté Mongole.

Loin derrière, certains concurrents se racontent déjà leur aventure, laissant leur cheval au bord de la rupture finir le parcours au pas. D'autres, encore moins chanceux, ont laissé leur monture passer seule la ligne d'arrivée.

Une sieste dans un champ à l'écart de la poussière, permet au gigantesque embouteillage des voitures sur le départ, de se résorber.

Petit tour à l'ambassade russe pour constater leur fermeture avant de s'installer dans la cafétéria au sixième étage d'un grand magasin pour profiter d'une WIFI gratuite et de vous « tailler la bavette » quelques temps.

vendredi 12 juillet 2013

1er au 9 juillet – Chine 6 - Fin et adieu!

Lundi 1er juillet

Dès sept heures, le même bus 442, utilisé hier, qui passe devant notre bivouac nous mène en dix minutes à la station de métro « Longze ». Il ne reste plus qu'à jouer les taupes une heure pour être conduit en centre ville.  

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                                    Dans le metro pékinois avec notre jeune guide

C 'est en « pousse-pousse » que l'ambassade est dénichée après bien du mal. L'adresse en possession de notre guide était erronée. La nôtre recueillie sur google map s’avérât être la bonne, mais il fallut attendre que la jeunesse Chinoise se calme !
Les deux « faagua ge » (Français) ayant besoin de page(s) vierge(s) sur leur passeport pour au moins l'un des deux visas nécessaires à l'évasion, le consulat leur promet le document dans les quarante huit heures.
Durant le voyage retour, un coup de fil de Nicolas annonce la fermeture de la frontière Mongole en raison des fêtes du Nadam. Certainement à compter du neuf juillet, et ce pour trois jours. Un nouveau coup du mauvais œil sans doute. Petit calcul rapide : Nous sommes le 1er juillet, 2 jours pour les passeports, autant pour les visas et deux jours de route pour rallier la frontière, cela dans le meilleur des cas nous conduit à sortir de Chine le sept ou le huit. Mais Pierre, d'un naturel très pessimiste et ne résistant plus du tout à la pression de tous ces gros et petits aléas cumulés, nous voit déjà bloqués à Pékin jusqu'à la réouverture de la douane aux alentours du quatorze probablement.
Comme notre jeune guide ne nous est plus utile durant l'attente Pékinoise, il rentrera dans ses foyers ce soir, après que nous ayons établi le contact avec l'ambassade de France.
Mais son départ ne nous autorisera plus l’accès au parking de l'hôtel où nous sommes installés l'accès à cet établissement étant réservé aux seuls Chinois.
C'est donc le parking d'un hôtel de luxe non loin(N40.08659 E116.29585) qui prend le relais.
En toute fin d'après-midi, Gérard de retour d'une exploration du quartier, trouve Pierre en fin de communication d'avec la France. Sa femme est au plus mal, sa décision est prise il rentre ! L'annonce est brutale, mais était prévisible et attendue de longue date.
A dix huit heures, Gérard est maintenant seul dans l'empire du milieu et Pierre, en taxi, roule vers l'aéroport.
Deux heures plus tard, une énorme pluie s'abat sur Pékin comme pour pleurer la tristesse de la séparation.

Mardi 2 juillet

Grand beau. La pluie d'hier au soir a nettoyé le ciel.
Je me suis occupé à quelques maintenance sur le véhicule, un peu désemparé par le départ subit de Pierre auquel toute fois je m'attendais depuis le début de nos gros ennuis mécaniques.
La pollution évacuée, laisse tomber du ciel une grosse chaleur humide qui me coupe toute envie de retourner en ville voire dégagés les sites visités dimanche.
Il me faut aussi un peu de temps pour y voir clair et m'organiser. L'expérience d'une situation similaire en 2010 me laisse confiant pour la suite.
En soirée un message de Pierre annonce le bon déroulement de son retour.

Mercredi 3 juillet

Les heures précieuses de la journée d'hier ont été perdues. Il eut été préférable de les mettre au service de l'organisation des démarches administratives entreprises. Mieux vaut tard que jamais, l'idée de tenter le tout pour le tout pour le visa Mongole, j’entreprends de libérer de son visa une des pages de mon passeport. L'opération est délicate et prend du temps. Mais le résultat étant satisfaisant je me précipite dans le métro. Objectif : l'ambassade de Mongolie. Ayant demandé au réceptionniste de mon hôtel de m'en transcrire par écrit l 'adresse en Chinois, un taxi devrait facilement me faire terminer le trajet.
Je ne suis pas le premier devant le guichet du consulat et la matinée est déjà bien avancée. Une heure est demie de queue. L'avance est lente et le guichet ne me tend les bras qu'à midi sonnante. Et oui, vous avez tout compris ! Un fonctionnaire est un fonctionnaire et le sentiment n'est pas inscrit dans ses règles de fonctionnement. Ainsi le petit vieux, voit il le préposé disparaître brutalement derrière le store vénitien qui vient de s'abattre brutalement, sans prévenir !
A quelle heure la réouverture cette après midi ? Ah bon ?...demain matin ?... Mais non je dois mal comprendre...le Chinois ce n'est pas si simple vous savez !...Mais si...mais si...l'après midi c'est la distribution des précieux documents demandés la veille où plus, me font comprendre quelques Chinois comme moi pris au piège de la tradition du déjeuner.! Comme j'ai oublié la Kalachnikov, on en restera là pour aujourd'hui et demain on partira plus tôt !
Du coup je me venge en dérogeant à une des règles élémentaires de l'hospitalité qui veut que l'on fasse honneur à ses hôtes. Hé bien les Chinois, allez vous faire F....., même si vous n'êtes pas responsable des errances d'un fonctionnaire Mongole, je vais chez les italiens et m'offre un pizza !...que c'est bon...
Trois quart d'heure plus tard, ce petit goût d'europe réactive le neurone, et me vient l'idée d'aller respirer un petit coup d'air Français à l'ambassade, dès fois que...
J'ai sur moi la carte de l'attachée aux affaires douanières rencontrée lundi pour la récupération éventuelle de la taxe d'importation de mon embrayage. Un pousse-pousse puis un taxi restent perplexes à l'audition de l'adresse écrite en Français que je leur lis ! Je sais pourtant que ce n'est pas loin de cette station de métro dont je viens de sortir. Il fait très chaud...je retourne sous terre direction la maison.
Tout juste arrivé, alors que je viens de changer ma carte de téléphone ce matin et donc de numéro, celle héritée de Pierre s'étant avérée totalement vidée, j’appelle l'ambassade de France pour leur transmettre mes nouvelles coordonnées. Mon interlocuteur annonce «  nous essayons de vous joindre depuis ce matin. Tout est prêt ». Quelle déception surtout que la carte qui ne m'a pas permis de me faire comprendre des taxis, vient de chuter de la table du camping-car. Bien sur, comme la tartine, elle tombe à l'envers. Une fois de plus vous avez compris plus vite que moi : l'adresse de l'ambassade y est inscrite en Chinois !
Quarante huit heures perdues...alors que les jours sont comptés...

Jeudi 4 juillet

Il faut faire vite ce matin. Bien sur j'ai trafiqué mon vieux passeport, mais j'en ai un neuf qui m'attend. Alors on ne prend pas le risque de perdre vingt-quatre heures supplémentaires en se faisant refuser le visa sur une page douteuse !
On travail très tôt en Chine. A cinq heures il fait déjà grand jour. Même les Français m'ont avoué commencer entre huit heure et huit heure et demie. Eviter la horde des milliers de Pékinois en mal de fiche de paie aux heures d'ouverture des bureaux ne serait pas non plus une mauvaise idée. C'est pourquoi le petit Français commence a attirer la curiosité des autochtones dès six heures sur les sièges du métro. Bien sur c'est aujourd'hui que le fonctionnaire du consulat à choisi pour tomber malade. Ce n'est qu'à neuf heures qu'il arrives les yeux larmoyants et le nez en cascade. Rien ne me sera épargné, même pas l'angoisse de voir un store vénitien m'occulter un gros mongole à midi tapante.
A dix heures je dis au revoir à mes concitoyens et pour éviter le risque d'une erreur aiguillage de correspondance, je saute dans un taxi. A Pékin comme à Paris, la fluidité du trafic fait parti de l'histoire ancienne ! Je prend des crampes à scruter mon bras gauche porteur de l'heure fatidique. Sens interdit ! Mon adresse transcrite en Chinois est celle de l'entrée de l'ambassade. Mais le bureau des visa est sur le mur d'enceinte de l'autre côté. Et celle-là n'est pas écrite sur mon papier. Vous ne pouvez pas savoir comme c'est grand une ambassade surtout lorsqu'il fait déjà très chaud pendant que vous jouez au Troyen après avoir abandonné votre taxi devant son panneau rayé d'un trait rouge et que vous scrutez sans cesse la montre pour ne par réitérer une mauvaise expérience.
Onze heures et demi, la chemise trempée, je range précieusement le récépissé qui sera à présenter demain au même endroit pour récupérer ce cher visa entre seize et dix sept heures.

Vendredi 5 juillet

Une matiné pour préparer mon carrosse au nouveau départ. Lavage, vidanges et pleins. Tout camping-cariste connaît le rituel. Contact également avec Nicolas qui s’inquiétait de ne plus pouvoir me contacter depuis mardi. Un guide francophone qui sera en fait une demoiselle me retrouvera sur le parking samedi matin de bonne heure pour le départ vers le nord, nord-ouest.
Moral au beau fixe, comme le temps ici, qui est resté dégagé depuis mardi. Mais il fait une chaleur humide proche des 35 à 40°. Vivement le départ. Au moins dans le Gobi, ce sera sec, du moins je l'espère.
La voiture ayant été déplacée vers une zone ombragée le matin, j'ai comme voisinage un fourgon vitré tout neuf. Le propriétaire arrivant d'une séance de piscine dans le bassin intérieur de mon hôtel palace, entreprend la conversation. Il est vrai que j'ai oublié un détail d'importance. Depuis que nous fréquentons les lieux touristiques et grandes villes, il n'est plus rare de croiser des anglophones.
Celui-ci aime la pêche dans les lacs disséminés autour de la capitale et travail à la grande université implantée de l'autre côté du boulevard. Je ne comprend pas bien pourquoi il veut me faire visiter son fourgon jusqu'à que j'y découvre installés un lit et une armoire. Un collègue camping-cariste Chinois donc...
Comme il est midi il propose que nous mangions ensembles et suis prié de le suivre jusqu'au sein de l'université ou mon 4x4 ne passe pas inaperçu.
IMG_0473 Le restaurant universitaire nous sert de cantine. Nous allons boire ensuite une bière dans le bureau de mon hôte dont je n'ai pas compris la fonction en ces lieux. Ce n'est qu'après qu'il visitera mon château avec des yeux qui en disaient long sur son étonnement.
Croyant prendre congé de lui en vue d'aller chercher mon visa, je suis invité à installer ma roulotte à l'ombre dans le parc pour y passer la nuit suivante. Rendez vous est pris pour dix huit heures, moment probable de mon retour de chez les Mongoles.
Ainsi à nouveau ensemble, nous dînons encore au restaurant.. Il est tout juste dix huit heures trente et les étudiants ont eux, déjà terminé.
  Au foyer de l'université nous prendrons un « café liégois » en compagnie de deux étudiantes en Anglais qui avaient été attirées par ce véhicule inconnu présent sous leur fenêtres. Je ne ma coucherai qu'à vingt trois heures après que j'ai du interrompre les visites, discussions et prises de photos de tous ces étudiants curieux du voyageur, de son voyage et de son merveilleux véhicule. Encore une soirée qui restera longtemps gravée en mémoire et qui effacera bien des moments noirs.
Quand je pense que d'aucun roulent et ferment soigneusement leur porte !

Samedi 6 juillet

Mademoiselle Peng descend du bus 442 à la station toute proche de l'université. Il est presque sept heure et je l'y accueille. C'est ma guide pour les deux jours à venir. Le camping-car est lui aussi sur les lieux, prêt à nous enlever tous deux sur la route de Erenot, la frontière Mongole.
Dans les soixante-dix premiers kilomètres au départ de Pékin, la route par trois fois traverse la grande muraille de Chine. IMG_0477 Le site le plus spectaculaire à Badaling est choisi par ma compagne du jour. Malheureusement nous sommes samedi et depuis quelques quatre à cinq ans une grande partie des un milliard trois cent million de Chinois entreprend de visiter leur pays ; Le résultat n'est pas triste et même la grande muraille de Chine transformée en métro parisien aux heures de pointe perd quelque peu de son attrait, tout au moins pour moi.
C'est pour cela qu'après avoir joué des coudes durant une heure, je sonne la retraite. De plus désireux d'être en fin de journée au plus loin pour le bivouac, s'éterniser n'est guère possible.
IMG_0483 L'autoroute présente jusqu'à la frontière permet d'atteindre Chahar Youyi Houqi vers les 18 heures trente. Nous sommes environ cinquante km au nord de Jining. Cette petite ville de tout de même 10000 habitants est un peu fantomatique avec ses immenses avenues à peine achevées et sentant les travaux récents ou ne circulent que très peu de monde. Une de ces rues très calme propose plusieurs petits hôtels. Mlle Peng se renseigne au premier d'entre eux pour négocier sa chambre. En même temps e une place dans la petite cour arrière pour y faire reposer mes chevaux à quatre roues est demandée. Après dix minutes de conversation, il m'est signifié par ma guide que nous quittons les lieux pour chercher autre chose.
J'éclate d'un grand fou rire lorsque la situation ubuesque qui vint de se terminer sous mes yeux sans que je la comprenne m'est dévoilée : la patronne de l'hôtel pourtant Chinoise, n'a jamais réussi à comprendre ce que lui demandait ma guide dans un langage on ne peut plus Chinois...
Heureusement qu'à dix mètre plus loin, un Chinois comprenait lui, le Chinois. N'ayant pas de cour intérieure, il me fait m'installer sur le gigantesque trottoir desservant l'entrée de son établissement, sous ses caméra de surveillance.
Un petit restaurant spécialisé dans le canard laqué nous est indiqué par le patron à cinq-cents mètres de là. Un extra pour l'un des tout derniers repas en Chine ne fera de mal à personne. Il sera même arrosé d'une bouteille de rouge Chinois qui ma fois accompagnera fort bien les funérailles de la bestiole. Le chef, en personne, de main de maître l'exécute sous nos yeux en petits morceaux pris sur l'extérieur pour ainsi conserver sur la chair cette peau luisante à la couleur caramel, caractéristique de cette préparation. La chair intérieure quant à elle, repart en cuisine pour y être rôtie et ré-assaisonnée avant de nous revenir tout aussi délicieuse mais différente au goût. Une salade d'épinard aidera à faire digérer les presque trois kilos de la volaille. En se forçant un peu mais pas tant que cela, les tupperware ne furent pas utiles !

Dimanche 7 juillet

À peine trois cents kilomètres nous séparent de la frontière mongole. En rêvant un peu, si « paperasses » permettent, pourquoi pas cette après-midi...
Une ultime personne, résident à Erenhot la ville frontalière, est déléguée auprès des douanes par l'agence de Nicolas pour aider aux lourdes formalités de la sortie du pays.
Il n'est pas douze heures. Trois heures nous séparant de la rencontre d'avec le « videur  », il est possible de changer la batterie de cellule qui a lâché depuis quelques jours et d'aller se restaurer, même si le canard n'a encore pas fini ses ébats.
De la rencontre assez coure d'avec le « délégué » qui n'est ni anglophone ni encore moins francophone, il ressort que la Chine m'aime bien. Impossible de compter sur une sortie avant le neuf.
Le circuit administratif pour une sortie d'un véhicule étranger est théoriquement de cinq jours et doit donc envisagé d'avance. J'apprends donc que je n'avais pas prévu de sortir de Chine !!!!!
- Donc sortie éventuelle le 9, mais plus probablement le 10 !...
- Alors là, pas possible...la frontière sera fermée jusqu'au 13 !
- Bon, d'accord, on va tout faire pour m'expulser le 9...mais ce n'est pas garanti !
Ha ! Cette Chine...Pour rester saint d'esprit, il vaut mieux avoir une bonne dose de philosophie et tout prendre avec le sourire.

.Lundi 8 juillet

Toujours en Chine, mais seul, dans l'attente du départ. Je suis réfugié dans la petite cour d'un hôtel ou ça sent bon le charbon de la chaufferie fonctionnant porte ouverte. Heureusement les cuisines arrivent à leur heure par couvrir ces effluves d'une autre époque pour nous.
La ville ne présentant pas à première vue d’intérêt particulier, j'ai décidé 24 heures de repos pour rattraper les mauvaises nuits de Pékin.
Ceci me donne du temps pour enfin penser à vous...bien délaissés depuis quelque temps !
Nicolas m'ayant contacté en fin de journée pour savoir comment je m'y étais pris pour obtenir le visa Mongol en 24 h à Beijing (véritable non de Pékin...les ignares), en profite pour me laisser entendre que le départ sera pour demain !
Saint Thomas étant devenu depuis deux mois mon saint patron, je m’efforce de rester stoïque !

Mardi 9 juillet - Chine

Je n'ai pas rêvé de passage de douane, mais j'occupe tout de même la matinée à faire comme si j'y croyais.
Je pars même en ville avec le véhicule, pour faire provision de joints toriques pour réparer une fuite au robinet de l'évier. Hé oui, je progresse, j'ai réussi tout seul, comme un vrai petit Chinois à me faire comprendre...et je n'en suis pas peu fier...Dommage que le départ soit imminent vont penser les mauvaises langues !
A onze heures, le téléphone sonne. C'est Nicolas. Mon videur passe me prendre à 14 h 30.
Ce sera un ultime resto pour ne pas regretter les nouilles ainsi que quelques courses, car dès cette après-midi j'affronte le désert du Gobi....enfin il paraît...
A l'heure exacte, le délégué de l'agence frappe à ma porte et je lui emboîte la roue. Cette fois-ci, je ne vois plus très bien quel pourrait être le nouveau grain de sable.
Environ trois kilomètres pour atteindre la douane.

jeudi 16 mai 2013

> 16 mai : Redirection du blog

 Google étant censuré en Chine, le blog :

"gerardenchine.blogspot.fr"

ne pouvait plus être mis à jour.


C'est pourquoi il a été hébergé durant cette période sur le site de Pierre:
"telemaquevoyage.canalblog.com"

...ou il figure toujours.


La réintégration de tous ces textes et images de la période Chine sur le blog de gérard
"gerardenchine.blogspot.fr"

est achevée.


Seul petit problème, le blog gère les articles par date de mise en ligne.
Je n'ai donc pas réussi à les réintégrer les réintégrer dans la chronologie des évènements.


C'est pourquoi vous trouverez la partie CHINE (Mois de juin) dans le mois de septembre (période de la remise à jour) !!


Bonne lecture de la suite de nos aventures.


Gérard