Dimanche 31 mars
Bernard et Véronique ont décidé de faire la grasse matinée. Avec Momo (Maurice pour les intimes) et Patricia, nous partons pour une journée de visites autour de Bakou.
Nous passons tour à tour à Atäsgah pour le temple du feu.(N 40° 24' 59,2 '' E50°00'33,1'').
mon premier voyage sur ces terres. La pollution due aux fuites de pétrole formant des nappes d'un liquide visqueux couvrant le sol aux alentours de pompes vétustes, de toute évidence non entretenues et souvent à l’arrêt, y était omniprésente. Des tuyaux innombrables, rouillés et tordus, se croisaient partout formant par endroits un véritable maillage inextricable, attendant sans doute une couche supplémentaire pour recueillir l'extraction de tel ou tel puits fonctionnant encore par miracle.
La surprise a été de taille en constatant que les sols sont redevenus secs autour des forages et les installations de pipeline refaites. Les ferrailles de toutes sortes non utiles ont presque toutes disparu. Le changement de vie pour la population locale a dû passer de cauchemardesque à acceptable. Toute fois la richesse de Bakou n'a pas encore égaillé cet environnement industriel.
Lundi 1 avril
À neuf heures moins le quart, nous partons déjà à la recherche des deux taxis susceptibles de nous mener au consulat turkmène. Bien entendu ils ne connaissent pas. Heureusement que nous avons déjà tous fait la route en taxi et pour certains également à pied. Ce n'est pas pour autant que les chauffeurs nous écoutent. Du coup, les embouteillages nous prennent en otage alors que nous tournons le dos à notre direction. Ainsi nous découvrons certains coins qui nous sont encore inconnus de cette capitale, mais ça n'arrange pas nos affaires. Le consul nous a promis vendredi de nous recevoir en priorité dès neuf heures trente. L'espoir d'un bateau dès l'après-midi nous fait fantasmer à défaut d'y croire. Il est important que ces administrations tatillonnes disposent d'un maximum de temps pour mener à bien la confection de nos visas.
Cinq minutes d'avance ! Ouf ! Après une courte attente dans une ruelle étroite au sol défoncé où les parties encore goudronnées sont plus rares que les trous, le jeune consul adjoint nous ouvre la petite porte métallique, couverte d'un antirouille gris, jouxtant celle guère plus reluisante d'un garage vétuste. C'est l'entrée du public. En briques rouges, le bâtiment, du dehors, présente assez bien. Après un petit escalier extérieur peu reluisant, nous arrivons dans un bureau rustique. Le consul et son adjoint récupèrent en personne nos documents et s’attellent à leur tâche de secrétariat. Aucun autre personnel que ces deux personnalités. Leur situation n'est probablement pas très reluisante.
Bernard, qui le coquin, a déjà réussi à récupérer le numéro de téléphone et le prénom de la douanière du port d'embarquement prend la liberté de l'appeler au vu et au su de Véronique. Réponse, pas de bateau pour l'après-midi. Peut-être demain !
Mardi 2 avril
Cette après-midi sera peut-être le jour de l'embarquement. En attendant, nous profitons du beau soleil pour faire une lessive que nous n'hésitons pas à faire sécher sur l'herbe en bordure de notre beau parking, ce qui ne manque pas d'apporter une petite touche « camp de Rom » au pied de ce somptueux palais du gouvernement.
À midi tout fonctionne et nous déjeunons dans l'attente du coup de téléphone que Bernard compte passer à sa nouvelle relation : la douanière du port.
Quinze heures : la réponse est négative, pas de bateau ce jour, mais la préposée aux douanes sera sur les lieux à 22 heures. Cela laisse supposer un mouvement de bateau, sûrement une arrivée. La décision est prise d'aller faire le siège du port pour ne pas risquer de laisser passer une occasion même improbable ! Le camp de manouche est démonté, le GPS mis en service et les trois véhicules s'ébranlent pour dénicher à une dizaine de km de là
Installés dans un coin tranquille du quai, nous attendons impatiemment (presque autant que Bernard!) les 22 heures.
Difficile à croire, mais vers les vingt-trois heures nous sommes tous les six en possession de notre titre de transport pour la croisière, délestés tout de même de quelques 476,25 manats soit la même chose en euros, au cours actuel. Ce prix nous permettra de faire passer la voiture et de bénéficier d'une cabine, de toute façon obligatoire. Quel sera son état, ce sera la surprise. Pour le casse-croûte nous le prévoyons dans nos sacs pour être sûr de ne pas manquer de force au moment ou il faudra peut-être nager...
Pour le début de la nuit sur le parking, nous serons longuement bercés par le ballet des camions sortant de notre bateau nous libérant la place pour demain. C'est bien là l'une des premières fois qu'un tapage nocturne m'apparait supportable.
Mercredi 3 avril
Il faut se tenir prêts pour 13 heures nous informe la police du port. Avec Brigitte après que les pleins et les « vides » aient été faits, nous allons dépenser nos derniers manats en faisant quelques courses. Plusieurs magasins sont à peine à un kilomètre de part et d'autre de l'entrée de la ruelle d’accès aux bateaux. Un beau petit restaurant est également découvert en direction de la ville toute proche, en face des « Markets ». Pour ne pas risquer le moindre retard, nous nous en privons : repas à la maison !
Triezes heures sonnent et aucun mouvement ne laisse présager un embarquement quelconque. Véronique toujours à l'affut des bons plans, coince le capitaine dans un coin ( juste retour des choses...Bernard..) et obtiens plus de renseignements : pas assez de véhicules pour remplir le navire. Donc rien avant demain !
C'était trop beau...
Bernard et Véronique ont décidé de faire la grasse matinée. Avec Momo (Maurice pour les intimes) et Patricia, nous partons pour une journée de visites autour de Bakou.
Nous passons tour à tour à Atäsgah pour le temple du feu.(N 40° 24' 59,2 '' E50°00'33,1'').
La surprise a été de taille en constatant que les sols sont redevenus secs autour des forages et les installations de pipeline refaites. Les ferrailles de toutes sortes non utiles ont presque toutes disparu. Le changement de vie pour la population locale a dû passer de cauchemardesque à acceptable. Toute fois la richesse de Bakou n'a pas encore égaillé cet environnement industriel.
Lundi 1 avril
À neuf heures moins le quart, nous partons déjà à la recherche des deux taxis susceptibles de nous mener au consulat turkmène. Bien entendu ils ne connaissent pas. Heureusement que nous avons déjà tous fait la route en taxi et pour certains également à pied. Ce n'est pas pour autant que les chauffeurs nous écoutent. Du coup, les embouteillages nous prennent en otage alors que nous tournons le dos à notre direction. Ainsi nous découvrons certains coins qui nous sont encore inconnus de cette capitale, mais ça n'arrange pas nos affaires. Le consul nous a promis vendredi de nous recevoir en priorité dès neuf heures trente. L'espoir d'un bateau dès l'après-midi nous fait fantasmer à défaut d'y croire. Il est important que ces administrations tatillonnes disposent d'un maximum de temps pour mener à bien la confection de nos visas.
Cinq minutes d'avance ! Ouf ! Après une courte attente dans une ruelle étroite au sol défoncé où les parties encore goudronnées sont plus rares que les trous, le jeune consul adjoint nous ouvre la petite porte métallique, couverte d'un antirouille gris, jouxtant celle guère plus reluisante d'un garage vétuste. C'est l'entrée du public. En briques rouges, le bâtiment, du dehors, présente assez bien. Après un petit escalier extérieur peu reluisant, nous arrivons dans un bureau rustique. Le consul et son adjoint récupèrent en personne nos documents et s’attellent à leur tâche de secrétariat. Aucun autre personnel que ces deux personnalités. Leur situation n'est probablement pas très reluisante.
Bernard, qui le coquin, a déjà réussi à récupérer le numéro de téléphone et le prénom de la douanière du port d'embarquement prend la liberté de l'appeler au vu et au su de Véronique. Réponse, pas de bateau pour l'après-midi. Peut-être demain !
Mardi 2 avril
Cette après-midi sera peut-être le jour de l'embarquement. En attendant, nous profitons du beau soleil pour faire une lessive que nous n'hésitons pas à faire sécher sur l'herbe en bordure de notre beau parking, ce qui ne manque pas d'apporter une petite touche « camp de Rom » au pied de ce somptueux palais du gouvernement.
| Après quoi ce sera le tour de la mécanique. Les feux-stops arrière ainsi que le puissant avertisseur monté juste avant le départ refusent tout service depuis plusieurs jours. |
Quinze heures : la réponse est négative, pas de bateau ce jour, mais la préposée aux douanes sera sur les lieux à 22 heures. Cela laisse supposer un mouvement de bateau, sûrement une arrivée. La décision est prise d'aller faire le siège du port pour ne pas risquer de laisser passer une occasion même improbable ! Le camp de manouche est démonté, le GPS mis en service et les trois véhicules s'ébranlent pour dénicher à une dizaine de km de là
Installés dans un coin tranquille du quai, nous attendons impatiemment (presque autant que Bernard!) les 22 heures.
Difficile à croire, mais vers les vingt-trois heures nous sommes tous les six en possession de notre titre de transport pour la croisière, délestés tout de même de quelques 476,25 manats soit la même chose en euros, au cours actuel. Ce prix nous permettra de faire passer la voiture et de bénéficier d'une cabine, de toute façon obligatoire. Quel sera son état, ce sera la surprise. Pour le casse-croûte nous le prévoyons dans nos sacs pour être sûr de ne pas manquer de force au moment ou il faudra peut-être nager...
Pour le début de la nuit sur le parking, nous serons longuement bercés par le ballet des camions sortant de notre bateau nous libérant la place pour demain. C'est bien là l'une des premières fois qu'un tapage nocturne m'apparait supportable.
Mercredi 3 avril
Il faut se tenir prêts pour 13 heures nous informe la police du port. Avec Brigitte après que les pleins et les « vides » aient été faits, nous allons dépenser nos derniers manats en faisant quelques courses. Plusieurs magasins sont à peine à un kilomètre de part et d'autre de l'entrée de la ruelle d’accès aux bateaux. Un beau petit restaurant est également découvert en direction de la ville toute proche, en face des « Markets ». Pour ne pas risquer le moindre retard, nous nous en privons : repas à la maison !
Triezes heures sonnent et aucun mouvement ne laisse présager un embarquement quelconque. Véronique toujours à l'affut des bons plans, coince le capitaine dans un coin ( juste retour des choses...Bernard..) et obtiens plus de renseignements : pas assez de véhicules pour remplir le navire. Donc rien avant demain !
C'était trop beau...
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