Samedi 13 avril
Au revoir à Shavkat et sa famille. À la sortie de Kunya Urgench, les trente kilomètres menant à la frontière ouzbèke de Khojeyli sont dans un état correct et la frontière est rapidement atteinte.
Les premières formalités se déroulent à merveille sur le sol turkmène. Beaucoup de politesses et d'amabilités de la part des autorités. À croire qu'ils se sentent indirectement coupables de notre accueil à Turkmenbashi.
Leurs collègues ouzbèkes enchaînent avec la même efficacité et gentillesse et nous sommes presque prêts à reprendre la route, lorsqu’arrive un officier donnant tout d'abord l'impression de vouloir se mettre au diapason de ses subalternes. Mais ses efforts d'amabilité sont de courte durée. D'un coup, l'atmosphère change. Des ordres ont dus être donnés et chacun des fonctionnaires se met avec zèle à fouiller et refouiller le premier de nos trois véhicules, celui de Bernard et Véro.
Cinq fois les passeports leur sont demandés et une fouille en règle recommence, opérée par de nouveaux intervenants. Les médicaments sont examinés avec soin et semblent vouloir être confisqués. Les passeports font une navette incessante entre les bureaux et leurs propriétaires jusqu'au moment où sortant de ses gonds, Véro refuse tout de go de les céder à nouveau.
L'officier, auteur du déclenchement des hostilités semble avoir disparu de la circulation. Ayant récupéré ses papiers Bernard démarre et se dirige vers le dernier poste de police en sortie de douane. Arrêté à mi-parcours, son passeport sera à nouveau examiné avant de pouvoir continuer sa route.
Pour mon véhicule, une simple fouille légère est opérée par deux douaniers montés à bord. Mes médicaments les intéressent. Comme je leur présente une liste détaillée des produits de ma pharmacie avec en regard leur posologie, ils la comparent minutieusement à une de leur propre liste. Je crois comprendre alors que certains produits sont interdits de transit. Cela nous sera confirmé quelques heures plus tard à Nukus. Sur ces entrefaites, un officier sans doute subalterne du coléreux monte à mon bord et très aimablement m'invite à ranger mes affaires et à ne pas traîner pour me préparer au départ. Nos passeports à Brigitte et moi-même nous sont rapportés. L'invitation à sortir de la douane nous est signifiée par un « Bienvenue en Ouzbékistan » accompagné d'un sourire. Momo et Patricia ne tardent pas à emboîter ma roue. Je subodore que l'on profite de l'absence du "pointilleux" pour nous libérer au plus vite! L'aventure turkmène vient de se terminer, nous sommes sur le sol ouzbek, paradis de la route de la soie avec des villes célèbres telles Khiva, Boukhara et Samarkand déjà relatées dans les récits de Marco-Polo. Nous suivons sa trace.
Nukus est notre étape du jour. L'hébergement est trouvé à l’hôtel Rahnamo (N 42°27'36,6'' E 59°36'57,9''). Pour quinze euros par personne, nous bénéficions du parking, des commodités, de l'eau pour nos réservoirs et surtout de l'enregistrement que d'aucuns disent obligatoire et d'autres non. L’ambassade ouzbèke, sans doute jumelée avec notre charmante Normandie ne nous a répondu ni oui ni non à cette question. Décision a donc été prise de jouer la prudence même s'il doit nous en coûter quelques euros supplémentaires. Certains auraient payé d'énormes amendes pour ne pas s'être pliés à ces formalités.
La soirée se passe dans un petit restaurant. Notre hôtesse nous y accompagne. Bientôt rejoints par son mari nous donnons tous ensemble en concluant les agapes par une vodka sortie du sac de notre hôtelier hébergeur.
Dimanche 14 avril
Nukus possède paraît-il le musée le plus important d'Asie centrale. Surnommé le Louvre du désert, il est à notre programme dès l'ouverture à dix heures ce matin.
Déjeuner à la maison, pleins d'eau, et nous sommes sur la route, direction Khiva.
De suite le décor change. Le désert encore présent est vallonné, bordé sur l'horizon par de petits reliefs. Malheureusement, de lourds nuages les masquent partiellement. Pour la première fois, il est plaisant à regarder.
Petit à petit notre route filant Sud est nous rapproche de l'Amou Darya longeant souvent d'assez près la frontière d'avec le Turkménistan . Ce fleuve détourné pour l’irrigation des cultures de coton a cessé d'alimenter la mer d'Aral causant ainsi l’assèchement de ses deux tiers sud sous la dictature stalinienne. Au long de son parcours encore lointain sur notre droite, une végétation abondante se dessine. La terre également apparaît au long de la route et des cultures commencent. Nous sortons semble-t-il du désert Karakoum.
Lundi 15 avril
Aujourd'hui nous nous sentons plus que jamais sur les pas de Marco Polo en visitant Khiva, l'une des grandes villes mythiques de la route de la soie.
Environ 56 monuments répartis en mosquées, medersas, mausolées et caravansérails sans compter les musées s'éparpillent au sein de la vieille ville. La plupart des édifices ainsi que les maisons d'habitation sont bâtis en torchis.
Aujourd'hui nous nous sentons plus que jamais sur les pas de Marco Polo en visitant Khiva, l'une des grandes villes mythiques de la route de la soie.
Environ 56 monuments répartis en mosquées, medersas, mausolées et caravansérails sans compter les musées s'éparpillent au sein de la vieille ville. La plupart des édifices ainsi que les maisons d'habitation sont bâtis en torchis.
Après avoir parcouru sans y pénétrer pour l'instant, ces lieux de mémoire des routes de la soie, avec Brigitte, tous deux, nous flânons le long des remparts loin des lieux historiques à seule fin de rencontrer des habitants dans leur quotidien. Il est onze heures trente environ, nous parlons de trouver un petit resto dans un coin si possible reculé de la zone touristique.
Quelques allers et retours vers la cuisine, et voici la table qui se garnit de deux pains ronds en galette et d'une assiette remplie d’œufs au plat. De toute évidence, nous sommes invités à cette collation et nulle intention commerciale n'avait motivé notre hôtesse en nous accostant. La fillette, à notre grand étonnement parle quelques mots de Français tout en nous présentant fièrement son cahier d'école ou trois pages sont remplies de textes divers dans notre langue. La mère du bébé quant à elle parle un peu anglais ce qui facilite nos échanges.
Dans l'après-midi nous reviendrons offrir les photos prises et tirées par un photographe local, plus une peluche pour chacun des enfants.
Mardi 16 avril
Nous quittons notre hôtel bruyant, car plusieurs chauffeurs de car y séjournent. Leurs véhicules jouxtent les nôtres. Les départs matinaux nécessitant un long temps de chauffe des moteurs pour assurer la charge des réserves en air, nous ont été, pour la deuxième fois ce matin, un doux réveil.
Dans l'après-midi nous reviendrons offrir les photos prises et tirées par un photographe local, plus une peluche pour chacun des enfants.
Mardi 16 avril
Nous quittons notre hôtel bruyant, car plusieurs chauffeurs de car y séjournent. Leurs véhicules jouxtent les nôtres. Les départs matinaux nécessitant un long temps de chauffe des moteurs pour assurer la charge des réserves en air, nous ont été, pour la deuxième fois ce matin, un doux réveil.
. Beaucoup de véhicules, surtout de minis cars du service régulier sont dotés de trois ou quatre bouteilles de gaz sur leur toit.
La route redevient par endroits très dégradée. En tout début d'après-midi, juste avant de retraverser l'Amou Darya pour regagner la nationale de Boukhara sur sa rive droite, un poste de contrôle policier important est franchi. Nous sommes il est vrai tout prêt de la frontière Turkmène à cet endroit. Sitôt passé le fleuve, d'un coup nous retrouvons le désert. La route s’améliore nettement sauf sur les kilomètres évitant par une piste parallèle l'autoroute encore en construction.
Mercredi 17 avril
Nous arrivons sur le coup de midi à Boukhara. Après quelques formalités bancaires (il faut bien vivre...) un petit resto est trouvé tout près de la poste sur le parking de laquelle nos véhicules ont trouvé place.
Nous arrivons sur le coup de midi à Boukhara. Après quelques formalités bancaires (il faut bien vivre...) un petit resto est trouvé tout près de la poste sur le parking de laquelle nos véhicules ont trouvé place.
Le temps déjà couvert ce matin se gâte et c'est sous une petite pluie froide que nous nous forçons à un premier tour de la vieille ville. Sortant de Khiva, ville plaisante, animée et authentique, je suis ici déçu tant Boukhara est encombrée de marchands tout au long de ses monuments, il est vrai, guère mis en valeur par la pluie. On attend le touriste de pied ferme !
Après quoi, recommandé par Rachid, notre hôtelier de Nukus, nous nous présentons à l'hôtel Porso, qui nous accueille pour deux nuits dans les mêmes conditions.
Jeudi 18 avril
Sous le soleil nous avons un tout autre visage de la ville. Même la présence des marchands me parait un peu moins déplacée ! Il n'en demeure pas moins, qu'à mes yeux, ce clinquant n'a plus rien d'authentique, même si la beauté des monuments n'est pas contestable, loin de là. Le touriste avant tout !
Dans la cour de la superbe médersa nous croisons un groupe de femmes du troisième âge, touristes Ouzbèkes, joliment vêtues. Leur guide procédant à la mise en scène du groupe pour ses propres clichés, nos appareils photos et caméras se mettent frétiller d’envie.
Après quoi, recommandé par Rachid, notre hôtelier de Nukus, nous nous présentons à l'hôtel Porso, qui nous accueille pour deux nuits dans les mêmes conditions.
Jeudi 18 avril
Sous le soleil nous avons un tout autre visage de la ville. Même la présence des marchands me parait un peu moins déplacée ! Il n'en demeure pas moins, qu'à mes yeux, ce clinquant n'a plus rien d'authentique, même si la beauté des monuments n'est pas contestable, loin de là. Le touriste avant tout !
Dans la cour de la superbe médersa nous croisons un groupe de femmes du troisième âge, touristes Ouzbèkes, joliment vêtues. Leur guide procédant à la mise en scène du groupe pour ses propres clichés, nos appareils photos et caméras se mettent frétiller d’envie.
Nous nous lançons, le mitraillage commence. Et chacune de ces dames de vouloir être immortalisée avec l’un ou l’autre d’entre nous. Plusieurs minutes de rires, sourires et remerciements. Un moment émouvant, d’autant que nos premiers clichés de loin, se voulaient discrets et respiraient l’interdit.
Pour midi, avec Brigitte nous acceptons un repas préparé par une famille moyennant un prix modeste, mais qui représente pour elle un apport sûrement non négligeable.
Vendredi 19 avril
En route , destination Samarcand en deux étapes. Au lieu de prendre l'autoroute directe, nous choisissons une route disons nationale passant par Qarshi puis Ghuzar à environ 210 km au sud est de Bukhara. Ainsi demain en remontant plein nord sur Samarcand, nous ferons la visite de Shahrisabz, ville natale de Tamerlan.
Pour midi, avec Brigitte nous acceptons un repas préparé par une famille moyennant un prix modeste, mais qui représente pour elle un apport sûrement non négligeable.
Vendredi 19 avril
En route , destination Samarcand en deux étapes. Au lieu de prendre l'autoroute directe, nous choisissons une route disons nationale passant par Qarshi puis Ghuzar à environ 210 km au sud est de Bukhara. Ainsi demain en remontant plein nord sur Samarcand, nous ferons la visite de Shahrisabz, ville natale de Tamerlan.
. Nous avons décidé de tenter une nuit sans hôtel. Décision est prise de trouver un point de chute au prochain village rencontré. Qiziltépa, à mi distance entre Ghuzar et Shahrisabz se présente. Momo regarde un peu plus loin pendant que Bernard tourne à droite et s’enfile dans une rue animée par la présence de quelques petits commerces. Un instant d'hésitation et je lui « emboîte la roue ». Plusieurs ruelles de terre battue ou à peine goudronnées quadrillent un quartier de maisons individuelles toutes fermées par des portails métalliques.
Bernard s’enfile dans l'une d'elle alors que je pénètre dans la suivante. Dès les premiers mètres un espace herbeux assez plan se présente. Quelques dames font la causette sur un banc le long du mur. Je me lance à leur poser la question en langage des signes, bien sûr. Très rapidement le grand portail métallique bleu s'ouvre en grand.
Chacun voulant, qui être photographié, qui visiter la maison sur roue, qui encore la description de notre voyage dont la carte est apposée sur nos véhicules. Le calme un peu revenu, une invitation à la mesure des moyens de la famille nous rassemble autour d'une table.
. Quelques vêtements pour les parents et la soirée se termine avec les six enfants dans la cellule face à une séance de projection photos
Samedi 20 avril
Petit revers de la médaille, ces travailleurs se lèvent tôt. A six heures nous décidons de faire bonne figure face à des gens déjà sur pieds depuis près de trois quarts d'heure, y compris les enfants.
A peine ouvrons nous notre porte que l’attroupement des voisins, sans doute déjà aux aguets, se recompose.
Samedi 20 avril
Petit revers de la médaille, ces travailleurs se lèvent tôt. A six heures nous décidons de faire bonne figure face à des gens déjà sur pieds depuis près de trois quarts d'heure, y compris les enfants.
A peine ouvrons nous notre porte que l’attroupement des voisins, sans doute déjà aux aguets, se recompose.
Le grand père et son fils acceptent notre invitation et très fiers prennent le thé en notre compagnie dans le véhicule.
Chacun des enfants a revêtu son uniforme d'écolier. Des copains et copines se présentent et voici le ramassage scolaire qui s'organise. Brigitte monte dans la cellule avec cinq ou six de ces écoliers, tandis que s'installent dans la cabine, très fiers, le fils de notre hôte avec l'un de ses potes.
Quelques trois cent mètres plus loin, ayant remonté la ruelle de terre, nous ne passons pas inaperçus en nous arrêtant face à la porte de l'école.
A neuf heures, comme convenu les trois voitures se retrouvent, c'est le départ pour Samarcand.
Chacun des enfants a revêtu son uniforme d'écolier. Des copains et copines se présentent et voici le ramassage scolaire qui s'organise. Brigitte monte dans la cellule avec cinq ou six de ces écoliers, tandis que s'installent dans la cabine, très fiers, le fils de notre hôte avec l'un de ses potes.
Quelques trois cent mètres plus loin, ayant remonté la ruelle de terre, nous ne passons pas inaperçus en nous arrêtant face à la porte de l'école.
A neuf heures, comme convenu les trois voitures se retrouvent, c'est le départ pour Samarcand.
Quel changement. Le désert n'est plus et les reliefs, nous séparant de l’Afghanistan assez proche sur notre droite, sont de plus en plus rapprochés. Les cultures de coton sont nombreuses, en témoignent les camions transportant ce précieux produit. Blé et colza sont également présents.
Lorsque les collines sur notre gauche prennent plus d'importance et se rencontrent avec celles de la droite, il est temps de franchir un col à 1788 mètres d'altitude qui nous fera passer dans la vallée de Samarcand. Tout est vert, les blés sont déjà bien avancés et moi qui m'imaginais cette agglomération en plein désert, comme Bukhara, Khiva et Nukus!
L'entrée en ville nous offre les trous et ornières les plus mémorables déjà rencontrés : Une horreur ! Même au pas, le labyrinthe est illisible. Il n'y a pas le choix, il faut choisir les trous les « moins pires ». L'enfer s'achève à quelques hectomètres du Régistan, cette place autour de laquelle se dressent les monuments les plus célèbres. Il ne faut tout de même pas décourager les touristes...
Tout proche se situe l’hôtel Afrosiyab indiqué par des amis comme un bon bivouac. Nous le trouvons en travaux et fermé. Il nous faut à tout prix un OVIR, cette preuve d'inscription susceptible d'être réclamée en sortie à la douane. Bernard après quelques recherches trouve le « City Hôtel ». Parking, OVIR, eau et WIFI gratuits seulement de 21h à 8h, à trois minutes à pied du Registan. Toutefois pas de petit déjeuner pour les 15 dollars demandés par personne. Sur le point d’opter pour cette destination, SMS sur le portable de Bernard. C'est Rachid qui ne nous a pas oubliés ; il faut dire que Bernard lui fait faire un maximum d'exercices de mémorisation ! Un hôtel encore plus proche du Régistan nous accueille volontiers, offrant en plus, le breakfast. Contact téléphonique, confirmation et 10 minutes plus tard le fils de l'hôtelier vient en voiture pour nous guider jusque chez lui. Heureusement, car nous n'aurions jamais trouvé. Petite ruelle étroite prenant à 90 ° au fond d'un renfoncement donnant sur l'axe principal. Presque invisible sans connaître. Un grand portail donne sur cette quasi-piste et la première tentative de Bernard pour se faufiler jusqu'à la petite cour intérieure tout juste suffisante se solde par un échec. Le petit escalier en fer forgé heureusement prévu démontable qui empiète sur l'espace du portail, afin de mener à une chambre à un mètre cinquante du sol, doit être enlevé. Nous sommes tout prêts d'abandonner cet emplacement, d'autant qu'un embouteillage se forme dans la ruelle obturée par les deux véhicules en attente de manœuvre. Le jeune hôtelier en pleins travaux insiste. La persévérance est payante, puisqu'après avoir enlevé l’escalier, soulevé un tuyau de gaz suspendu en travers de la cour et repoussé deux lianes tombant d'un balcon, les trois voitures ont pris possession de la totalité de l'espace disponible.
Les lieux sont superbes. La cour pavée est bordée d'une bâtisse à trois niveaux construite autour d'un gros arbre aux formes tourmentées. L'escalier métallique extérieur mène à la terrasse sommitale offrant une vue panoramique sur les monuments tout proches.
Dimanche 21 avril
Un vrai havre de paix cet emplacement si ce n'était la passion du propriétaire pour les volatiles les plus divers, transformant ainsi les plantes omniprésentes dans cette cour, au long des escaliers et des balcons, en une jungle caquetante, gloussante et j'en passe, car jamais encore entendus ! Si le résultat est agréable en journée, cela ne favorise pas forcément la grasse matinée lorsque tout ce petit monde envisage de vous dire bonjour dès le lever du soleil.
Il fait beau et comme d'habitude notre équipage non adepte des nuits prolongées est le premier à petit-déjeuner. Superbe salle à manger où se morfond un piano droit pas trop bastringue. L'absence de convives m'incite à un petit dérouillage des doigts. Les deux autres équipage tenaillés par la faim se présentent et m'invitent, non à continuer mon matraquage d'oreilles, mais à reprendre un thé tous ensemble. Pourquoi pas. Quelle n'est pas ma surprise de voir se poser devant moi un gros biscuit du pays planté d'une grosse bougie. L'ancien vient de prendre un an ! L'ambiance du groupe est super, preuve en faite.
Lorsque les collines sur notre gauche prennent plus d'importance et se rencontrent avec celles de la droite, il est temps de franchir un col à 1788 mètres d'altitude qui nous fera passer dans la vallée de Samarcand. Tout est vert, les blés sont déjà bien avancés et moi qui m'imaginais cette agglomération en plein désert, comme Bukhara, Khiva et Nukus!
L'entrée en ville nous offre les trous et ornières les plus mémorables déjà rencontrés : Une horreur ! Même au pas, le labyrinthe est illisible. Il n'y a pas le choix, il faut choisir les trous les « moins pires ». L'enfer s'achève à quelques hectomètres du Régistan, cette place autour de laquelle se dressent les monuments les plus célèbres. Il ne faut tout de même pas décourager les touristes...
Tout proche se situe l’hôtel Afrosiyab indiqué par des amis comme un bon bivouac. Nous le trouvons en travaux et fermé. Il nous faut à tout prix un OVIR, cette preuve d'inscription susceptible d'être réclamée en sortie à la douane. Bernard après quelques recherches trouve le « City Hôtel ». Parking, OVIR, eau et WIFI gratuits seulement de 21h à 8h, à trois minutes à pied du Registan. Toutefois pas de petit déjeuner pour les 15 dollars demandés par personne. Sur le point d’opter pour cette destination, SMS sur le portable de Bernard. C'est Rachid qui ne nous a pas oubliés ; il faut dire que Bernard lui fait faire un maximum d'exercices de mémorisation ! Un hôtel encore plus proche du Régistan nous accueille volontiers, offrant en plus, le breakfast. Contact téléphonique, confirmation et 10 minutes plus tard le fils de l'hôtelier vient en voiture pour nous guider jusque chez lui. Heureusement, car nous n'aurions jamais trouvé. Petite ruelle étroite prenant à 90 ° au fond d'un renfoncement donnant sur l'axe principal. Presque invisible sans connaître. Un grand portail donne sur cette quasi-piste et la première tentative de Bernard pour se faufiler jusqu'à la petite cour intérieure tout juste suffisante se solde par un échec. Le petit escalier en fer forgé heureusement prévu démontable qui empiète sur l'espace du portail, afin de mener à une chambre à un mètre cinquante du sol, doit être enlevé. Nous sommes tout prêts d'abandonner cet emplacement, d'autant qu'un embouteillage se forme dans la ruelle obturée par les deux véhicules en attente de manœuvre. Le jeune hôtelier en pleins travaux insiste. La persévérance est payante, puisqu'après avoir enlevé l’escalier, soulevé un tuyau de gaz suspendu en travers de la cour et repoussé deux lianes tombant d'un balcon, les trois voitures ont pris possession de la totalité de l'espace disponible.
Les lieux sont superbes. La cour pavée est bordée d'une bâtisse à trois niveaux construite autour d'un gros arbre aux formes tourmentées. L'escalier métallique extérieur mène à la terrasse sommitale offrant une vue panoramique sur les monuments tout proches.
Dimanche 21 avril
Un vrai havre de paix cet emplacement si ce n'était la passion du propriétaire pour les volatiles les plus divers, transformant ainsi les plantes omniprésentes dans cette cour, au long des escaliers et des balcons, en une jungle caquetante, gloussante et j'en passe, car jamais encore entendus ! Si le résultat est agréable en journée, cela ne favorise pas forcément la grasse matinée lorsque tout ce petit monde envisage de vous dire bonjour dès le lever du soleil.
Il fait beau et comme d'habitude notre équipage non adepte des nuits prolongées est le premier à petit-déjeuner. Superbe salle à manger où se morfond un piano droit pas trop bastringue. L'absence de convives m'incite à un petit dérouillage des doigts. Les deux autres équipage tenaillés par la faim se présentent et m'invitent, non à continuer mon matraquage d'oreilles, mais à reprendre un thé tous ensemble. Pourquoi pas. Quelle n'est pas ma surprise de voir se poser devant moi un gros biscuit du pays planté d'une grosse bougie. L'ancien vient de prendre un an ! L'ambiance du groupe est super, preuve en faite.
Ensembles nous parcourons toute la matinée les hauts lieux de ce Samarcand dont tout voyageur a rêvé un jour. Une grande place, le Régistan, et autour des joyaux de mosaïques rendus vivants par la présence d'une foule d’Ouzbèkes à la découverte des trésors de leur pays. Les femmes portent presque toutes de longues robes d'un tissu coloré de couleurs chaudes à l'aspect velours souvent agrémentées de fils dorés et de petits objets brillants.
La soirée, allongés sur un des Takhtan de l’hôtel, se passe autour de la clairette pour fêter l'anniversaire lorsque, surprise, un plov (plat traditionnel) offert par la maison nous arrive sur la table. Incroyables ces Ouzbèkes !
Lundi 22 avril
Avant hier à notre arrivée dans les premiers trous de la ville, un bruit très inquiétant m'a fait m'inquiéter d'une éventuelle casse de mon châssis. Un premier examen très rapide sur place n'a pas éclairé ma lanterne.
Ce matin, je veux en avoir le cœur net et attend l'arrivée du garagiste prévenu par notre hôtelier. A 10h, je revêt mon bleu de travail. La dépose de la cellule est effectuée sous ma directive. « Monsieur Gérard » est très demandé de tous côtés auprès des ouvriers pour confirmation de l'action à effectuer. Une demie heure la cellule orpheline de son 4x4, se retrouve perchée sur ses verrins et étayée de 4 grosses sangles. Tout le monde est impressionné par cet objet, un peu ovni, qui trône maintenant sur le grossier terrassement préparant l'agrandissement de la route juste devant les trois petits ateliers d'Obid, le jeune gérant de l'ensemble.
La soirée, allongés sur un des Takhtan de l’hôtel, se passe autour de la clairette pour fêter l'anniversaire lorsque, surprise, un plov (plat traditionnel) offert par la maison nous arrive sur la table. Incroyables ces Ouzbèkes !
Lundi 22 avril
Avant hier à notre arrivée dans les premiers trous de la ville, un bruit très inquiétant m'a fait m'inquiéter d'une éventuelle casse de mon châssis. Un premier examen très rapide sur place n'a pas éclairé ma lanterne.
Ce matin, je veux en avoir le cœur net et attend l'arrivée du garagiste prévenu par notre hôtelier. A 10h, je revêt mon bleu de travail. La dépose de la cellule est effectuée sous ma directive. « Monsieur Gérard » est très demandé de tous côtés auprès des ouvriers pour confirmation de l'action à effectuer. Une demie heure la cellule orpheline de son 4x4, se retrouve perchée sur ses verrins et étayée de 4 grosses sangles. Tout le monde est impressionné par cet objet, un peu ovni, qui trône maintenant sur le grossier terrassement préparant l'agrandissement de la route juste devant les trois petits ateliers d'Obid, le jeune gérant de l'ensemble.
Langage des signes aidant, nous faisons plus ample connaissance. Après deux bons kilomètres, je reviens sur mes pas. Notre route diverge, je suis de nouveau seul quelques instants. Deux autres enfants de douze et treize ans, l'un piéton l'autre cycliste prennent le relais. Le plus âgé manipule quelques mots d'Anglais. Tous deux restent en ma compagnie un long moment. Par deux fois ils me diront au-revoir, mais reviendront à mes côtés peu de temps plus tard.
Un chachlyk, brochette de viande de mouton haché, dans un boui-boui en guise de déjeuner et je retrouve les garagistes finissant le rajout d'une première lame de ressort récupérée sur un camionnette. Obid parle Anglais. Prié de m’asseoir sur un banc posé le long du mur du petit local de réparation, je vois arriver un plateau repas pour les travailleurs transpirant sous ma voiture. Ils mangent à deux dans le grand plat prévu pour eux et me tendent une plus petite assiette copieusement remplie. Ils viennent de m'inviter...
Vers dix sept heures trente alors que les essais sont en cours sur la route défoncée d'en face, un violent orage éclate. Rapidement le déluge commence à remplir l'excavation servant de parking à la cellule. Sa remise en place sous la pluie finissante en pataugeant joyeusement dans la glaise, sera mené de main de maître et rapidement sans presque devoir solliciter mes conseils. Ils avaient du premier coup, tout compris !
Mardi 23 avril
L'équipage Bernard nous abandonne provisoirement. En effet, le dos de Veronique ne se remet pas d'un choc violent ressenti dans le 4x4 nous menant sans ménagement au cratère de gaz lors de la traversée du Turkménistan. Le Kirghizistan, parcouru lors d'un précédent voyage leur est connu . Par sagesse, pour ne pas compromettre la Chine ils ont pris la décision de rester tranquille en roulant un minimum en attendant nos retrouvailles à Osh, au Kirghizistan le 6 mai.
Seuls deux véhicules partent donc ce matin pour Tachkent. La bonne route annoncée ne l'est pas tant que ça et ce n'est que vers dix sept heures que nous prenons place sur le parking de l'hôtel Ousbékistan pour la nuit à venir.
Mercredi 24 avril
Première urgence, se rendre à l'ambassade de France pour savoir exactement ce qu'il en est de ce bruit sur le visa Kyrghyse. Madame la consule est très claire : Pas de Visa pour les ressortissants Français sans aucune distinction quant au moyen de transport, voie terrestre ou aérienne.
Le problème posé des enregistrements est lui aussi posé. Officiellement, pas d'enregistrement nécessaire si moins de trois jours dans une même ville. Les campings caristes quant à eux, autonomes par définition n'ont pas besoin d'enregistrement. Ça, ce sont les textes établis par les autorités. Mais dans les faits, le fonctionnaire « lambda », douane ou police ne connaît pas ces textes. Il est donc fortement conseillé de s'enregistrer autant de fois que possible...sachant qu'une nuit en transit sur la route devrait être acceptée sans problème...
Forts de ces renseignements, par sécurité, nous partons à la recherche d'un hébergement susceptible de nous faire cette « registration » pour la nuit à venir. C'est à la « Gulnara guesthouse »que nous atterrissons, conduits par un taxi. Il est un peu plus cher que les autres hôtels de notre parcours, mais nous sommes dans la capitale. Le lieu est calme,et propre et semble s'inspirer le l’ambiance auberge de jeunesse. Par contre il n'y a pas de parking et nos véhicules resteront sur le bord de la petite route donnant accès à l'établissement.
Nos chambres réservées, nous partons déjeuner au bazar voisin. Le retour à nos voitures pour les rapatrier est décidé par le métro. A trois station de là, notre hôtel doit être rejoint puisque son nom est sur le plan. Au moment de descendre, tout occupé à tenter le déchiffrage en cyrillique le nom affiché sur le mur de la gare, les portes se referment sur notre Momo qui disparaît,seul, dans le tunnel, nous abandonnant à notre quai. Nous l'y attendons pensant bien que la prochaine rame en sens inverse nous le restituerait. Ce fut le cas.
Un taxi nous aidera à terminer notre retour aux voitures qui sont encore à deux kilomètres et demi (dixit le GPS). Ce n'était donc pas notre superbe hôtel de la nuit passée qui avait inspiré le nom de notre station de métro !
Un chachlyk, brochette de viande de mouton haché, dans un boui-boui en guise de déjeuner et je retrouve les garagistes finissant le rajout d'une première lame de ressort récupérée sur un camionnette. Obid parle Anglais. Prié de m’asseoir sur un banc posé le long du mur du petit local de réparation, je vois arriver un plateau repas pour les travailleurs transpirant sous ma voiture. Ils mangent à deux dans le grand plat prévu pour eux et me tendent une plus petite assiette copieusement remplie. Ils viennent de m'inviter...
Vers dix sept heures trente alors que les essais sont en cours sur la route défoncée d'en face, un violent orage éclate. Rapidement le déluge commence à remplir l'excavation servant de parking à la cellule. Sa remise en place sous la pluie finissante en pataugeant joyeusement dans la glaise, sera mené de main de maître et rapidement sans presque devoir solliciter mes conseils. Ils avaient du premier coup, tout compris !
Mardi 23 avril
L'équipage Bernard nous abandonne provisoirement. En effet, le dos de Veronique ne se remet pas d'un choc violent ressenti dans le 4x4 nous menant sans ménagement au cratère de gaz lors de la traversée du Turkménistan. Le Kirghizistan, parcouru lors d'un précédent voyage leur est connu . Par sagesse, pour ne pas compromettre la Chine ils ont pris la décision de rester tranquille en roulant un minimum en attendant nos retrouvailles à Osh, au Kirghizistan le 6 mai.
Seuls deux véhicules partent donc ce matin pour Tachkent. La bonne route annoncée ne l'est pas tant que ça et ce n'est que vers dix sept heures que nous prenons place sur le parking de l'hôtel Ousbékistan pour la nuit à venir.
Mercredi 24 avril
Première urgence, se rendre à l'ambassade de France pour savoir exactement ce qu'il en est de ce bruit sur le visa Kyrghyse. Madame la consule est très claire : Pas de Visa pour les ressortissants Français sans aucune distinction quant au moyen de transport, voie terrestre ou aérienne.
Le problème posé des enregistrements est lui aussi posé. Officiellement, pas d'enregistrement nécessaire si moins de trois jours dans une même ville. Les campings caristes quant à eux, autonomes par définition n'ont pas besoin d'enregistrement. Ça, ce sont les textes établis par les autorités. Mais dans les faits, le fonctionnaire « lambda », douane ou police ne connaît pas ces textes. Il est donc fortement conseillé de s'enregistrer autant de fois que possible...sachant qu'une nuit en transit sur la route devrait être acceptée sans problème...
Forts de ces renseignements, par sécurité, nous partons à la recherche d'un hébergement susceptible de nous faire cette « registration » pour la nuit à venir. C'est à la « Gulnara guesthouse »que nous atterrissons, conduits par un taxi. Il est un peu plus cher que les autres hôtels de notre parcours, mais nous sommes dans la capitale. Le lieu est calme,et propre et semble s'inspirer le l’ambiance auberge de jeunesse. Par contre il n'y a pas de parking et nos véhicules resteront sur le bord de la petite route donnant accès à l'établissement.
Nos chambres réservées, nous partons déjeuner au bazar voisin. Le retour à nos voitures pour les rapatrier est décidé par le métro. A trois station de là, notre hôtel doit être rejoint puisque son nom est sur le plan. Au moment de descendre, tout occupé à tenter le déchiffrage en cyrillique le nom affiché sur le mur de la gare, les portes se referment sur notre Momo qui disparaît,seul, dans le tunnel, nous abandonnant à notre quai. Nous l'y attendons pensant bien que la prochaine rame en sens inverse nous le restituerait. Ce fut le cas.
Un taxi nous aidera à terminer notre retour aux voitures qui sont encore à deux kilomètres et demi (dixit le GPS). Ce n'était donc pas notre superbe hôtel de la nuit passée qui avait inspiré le nom de notre station de métro !
Jeudi 25 avril
Au départ de l'hôtel, alors que je remets le pare-brise en état après une nuit passée sous un mûrier quelle n'est pas ma surprise de constater la disparition de mon antenne CB aimantée installée sur l'aile. Le câble a été soigneusement coupé à la pince. Momo, notre expert électronicien, me bricole une antenne de secours avec deux mètres de fil électrique. Ce n'est pas brillant comme performance, mais ça va bien nous dépanner tout au long de la journée à la condition de ne pas être trop distants l'un de l'autre.
Le temps est beau au-dessus de nous, mais encore faudrait-il monter au-dessus de cette couche légèrement ocre qui masque tout décor à quelques centaines de mètres seulement. Une centrale électrique thermique croisée à une dizaine de kilomètres plus loin nous donne une partie de la réponse : la pollution. Quel dommage, car nous sommes dans une zone montagneuse et pas le moindre indice pour nous confirmer la présence de sommets tout proches sans doute encore enneigés. La carte nous les positionne de part et d'autre de cette vallée qui se resserre de plus en plus. La route monte maintenant et la visibilité s'améliore un peu en se rapprochant d'un col perché à 2262m par lequel nous replongerons sur Kokand. En attendant, au passage des deux tunnels évitant l'ancienne route de ce col, le temps change brusquement, nous accueillant par une forte pluie en sortie du premier, et la grêle en sortie du deuxième. Puis avant même la fin de la redescente le soleil réapparaît au travers de quelques nuages toujours tenaces.
Petit tour dans cette petite ville, pour tenter de repérer un coin tranquille pour le bivouac. Recherche infructueuse qui nous ramène a un point GPS que nous avions en poche.
Il n'est pas bien tard et la présence sur la plupart des taxis jaunes de la ville d'une antenne GPS laisse à penser que ce matériel n'est pas inconnu dans le secteur. Un de ces taxis est donc arrêté, entraîné vers mon véhicule et le langage des signes permet de faire comprendre à son jeune conducteur ce que nous cherchons. Après qu'il nous ait signifié l'absence de tout magasin susceptible de nous dépanner, son téléphone se met en action et rapidement avec Momo nous comprenons qu'une solution est en train de voir le jour. La petite voiture jaune nous fait traverser toute l’agglomération et nous voilà rendus devant une maison très modeste. Le propriétaire apparaît et nous entraîne dans son atelier de réparation de divers matériels électroniques, en terre battue et poussiéreux à souhait. Sur l'établi de bois brut trône un vieux poste TV noir et blanc sur laquelle une image neigeuse se projette. Momo, présenté comme un collègue, est ahuri par cette « caverne d'Ali Baba » tenant autant, du marché aux puces que de la poubelle et d’où apparaît une antenne CB de récupération au demeurant en bon état.
Je dois insister beaucoup pour faire accepter un règlement auquel je tiens. Un billet dans la poche, notre électronicien n'en finit plus de me remercier. De retour à la maison, c'est au tour du chauffeur de taxi de refuser tout payement, ce qui bien sûr, ne sera pas plus admis. Incroyable, cette gentillesse et ce sens de l'accueil rencontré à travers tout le pays.
Momo dirige la réparation qui s'interrompra par un apéro pour fêter l'arrivée de la nuit.
Vendredi 26 avril
À neuf heures, la nouvelle antenne marche à merveille et Momo se réjouit de mon infortune tant il avait pesté contre mon ancienne dont les résultats étaient décevants. De là à imaginer qu'il aurait pu être l'auteur du larcin mettant fin à ses multiples tentatives de réglages...
Nous nous dirigeons maintenant vers la frontière en parcourant la vallée de la Ferghana. Dans un décor montagneux désertique qui se devine à quelques kilomètres de chaque côté, nous sommes dans une véritable oasis. Baignées de multiples canaux d’irrigation, les cultures de coton et céréales s'y devinent.
Tous les villages présentent le même décor. Des vignes en tonnelle recouvrant la totalité des trottoirs de la rue principale. Elles masquent partiellement de petites maisons alignées et souvent semblables, construites des gros galets ronds scellés par du torchis.
Depuis notre départ de Samarqand, le réseau routier s'est considérablement amélioré. Même cette petite route secondaire où nous sommes est convenable.
La douane est devant nous à 18h30. Une grosse grille fermée d'un cadenas en interdit l’accès. Un panneau indique sa fermeture dès dix-huit heures. Qu'à cela ne tienne, Momo interpelle la sentinelle en garde derrière les grilles. « Nous sommes Français », phrase magique s'il en est, ne nous fait pas renvoyer notre présentation au lendemain. Le garde téléphone, ausculte nos passeports et en peu de temps, le cadenas s'ouvre. Nous sommes dans la douane.
Seuls, et pour cause, en dehors de trois camions déjà présents dans l'enceinte, les formalités, côté Ouzbèke, s'effectuent normalement, sans que rien ne soit négligé, mais sur un ton très courtois. Une heure et demie environ, la norme dans ces pays, et nous voici côté Kirghize. Après l'apposition d'un simple tampon sur le passeport, aucun visa n'étant requis pour les Français, le tout se termine en dix minutes.
L'aventure ouzbèke est terminée, nous sommes en territoire kirghize. Seule la nuit dérange quelque peu notre recherche de l'Hôtel Osh fixé comme point de chute, suite à des commentaires trouvés sur internet. Après quelques demandes, une brave piétonne, questionnée peu de temps auparavant, sort du taxi qui vient de nous doubler, et nous signifie de suivre le véhicule. Quelques centaines de mètres plus loin, nous entrons dans un parking fermé et gardé, face à un hôtel dont nous ne lisons pas le nom. Un gamin de douze ans environ nous en ouvre la porte moyennant la modique somme de 1$ pour la nuit.
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