mercredi 17 avril 2013

> 3 au 12 avril – Le Turkménistan

Mercredi 3 avril

On attend dans le port en s'occupant qui à la lessive, qui sur le clavier de l'ordinateur, qui sur le GPS en vue des routes futures.

Quelques courses dans les commerces non loin. Nous savons que le départ ne sera pas pour aujourd'hui : pas assez de clients...

Jeudi 4 avril

Hier au soir, avec l'assentiment du garde qui nous a aimablement ouvert les grilles, Brigitte et moi même nous sommes évadés du port pour regagner Bakou, s'y balader un peu en faisant quelques photos et envoyer une dernière mise à jour du blog depuis le sol azéri !

Rentrés sur le coup de minuit, nous avons trouvé un port très calme et presque sans plus aucun camion.

Donc ce matin nous essayons de remettre ça, histoire de tuer le temps. Mais arrivés à la grille du port, la police nous refuse la sortie du véhicule. Par contre, a pied ou en taxi, pas de problème, autant que l'on veut ! La matinée se passe donc à extrapoler sur les moindres mouvements de personnes ou de véhicules jusqu'au moment où la lourde porte de chargement du bateau commence à s'abaisser. Deux jours qu'elle est verrouillée en position fermée. Comme un seul homme (malgré la présence de trois femmes...) nous abandonnons nos activités pour assister à la montée à bord d'une camionnette. Apporte-t-elle du ravitaillement pour une traversée imminente ? En tout cas, après qu'elle soit repartie, la passerelle abaissée ne remonte pas.

Vers quatorze heures, la préposée aux douanes, toute sur son « trente et un », vient en personne nous prier de nous présenter aux bureaux de police pour enregistrement. Bien sûr questionnée, le départ pour aujourd'hui nous est confirmé.

DSC09939       A seize heures environ nos voitures sont sommairement visitées par la douane et son représentant nous souhaite bon voyage et nous invite à nous présenter à l'embarquement du bateau. Très peu d'attente, pour laisser passer un ou deux camions et nous nous engouffrons enfin dans les entrailles du navire. Un plancher « ascenseur »va nous faire nous retrouver à fond de cale.

      Un matelot nous guide ensuite, deux niveaux plus haut, à nos cabines.

Surprise, nous sommes ensemble dans une cabine unique équipée de trois groupes de deux couchettes superposées. L'ensemble n'est pas luxueux, loin de là, mais nous nous attendions à bien pire ! Moyennant finance il serait possible d'obtenir auprès du personnel, l'accession à des cabines individuelles ou de deux, mais là, le spectacle n'est pas engageant et nous restons sur notre position.

Plusieurs d’entre nous profitent d'une douche extérieure aux cabines. Acceptable...mais quel bonheur de laisser couler l'eau à loisir !

Véronique, fouineuse de première (dixit Bernard) prend contact avec le cuistot du bord et visite les cuisines. Nous prendrons tous notre repas dans la salle à manger rustique, mais propre réservée aux chauffeurs et exceptionnellement aux touristes. Ces derniers ne sont sûrement pas bien nombreux à nous avoir précédés en ces lieux.

Vingt et une heures quarante, le chargement doit tirer à sa fin, et nous ne devrions plus être bien loin du départ. La saga est elle finie pour autant ? Nous le saurons demain après midi à notre arrivée à Turkmenbashi.

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     Vingt deux heures, dans notre dortoir aux couchettes grand luxe (environ 65 euros par personne !!), chacun s'est endormi tant bien que mal (plus-tôt mal que bien...).

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      Au bout d'une heure, un bruit de treuil me tire de ma torpeur et me donne un bon prétexte pour interrompre cette situation inconfortable sur un matelas couvrant un sommier à bout de souffle et tout prêt à me laisser tomber pour rejoindre Brigitte dormant juste en dessous.

Dehors la fraîcheur est très supportable, couvert d'un anorak enfilé sur le pyjama.

Je pensais assister à notre départ. Mais le bruit entendu était celui du treuil manœuvrant la passerelle par laquelle une demie heure plus tard monte à bord le commandant. Un des officiers de quart apparaissant sur le pont avec un gros dossier sous le bras m'explique que les formalités douanières restent à accomplir pour pouvoir lever l'ancre dans environ une heure. Peu de temps après arrivent effectivement au pied de la passerelle l'officier de police qui avait effectué nos enregistrements à terre ainsi qu'un personnage revêtu d'un uniforme bardé d'écussons indiquant vraisemblablement son rang dans la hiérarchie

Vendredi 5 avril

Zéro heure quinze, notre cargo passe les lumières verte et rouge balisant la passe de sortie du port. Ça y est, nous voguons ver le Turkménistan.

Au matin, avant le breakfast préparé par le cuisinier du bord, je rôde sur les ponts du bateau à l’affût de quelques images pour le caméscope. Véronique s'y trouve déjà et nous finissons par nous retrouver dans le poste de commandement, invités par les deux officiers de quart à visiter les lieux.

Quinze heures trente, notre navire vient de finir sa manœuvre d'accostage. Nous allons bientôt fouler le sol Turkmène, ce qui il y a peu de temps encore n'était pas gagné.

La sortie des camions commence et il faudra plus d'une heure pour que notre trappe de fond de cale soit libérée et que nous puissions remonter en surface et nous extraire vers le soleil.

Encore une bonne heure d'attente sur le quai. Rien ne se passe. Que faisons nous à côté des camions ? Formalités douanières ? ...de police ?... Nul ne sait, nous attendons...

Tout à coup, les premiers camions s'ébranlent. A leur suite, nous parcourons deux ou trois km peut-être et arrivons auprès d'un grand bâtiment : sûrement douane et police. A peine stoppés, se présente à ma portière un jeune homme, Shavkat. Il sera notre guide pour les neuf jours à venir.

Nous le suivons munis de nos papiers et commençons un circuit administratif qu'aucun d'entre nous n'avait connu lors de précédents voyages dans des pays pourtant très divers et réputés compliqués. Douze bureaux nous verrons ainsi défiler. Aucun n’arbore le moindre ordinateur. Chaque fonctionnaire s'applique à son tour à déchiffrer nos documents et en recopier les mêmes données sur ses propres registres. Suivent un ou plusieurs coups de tampons certain émanent du même agent, mais pas au même moment du circuit, ce qui implique donc de lui rendre à nouveau visite parfois après s'être rendu chez un collègue situé de l'autre côté d'une cour dans une autre aile du bâtiment. Les chauffeurs rencontrés sur le cargo, livrent la même bataille, contre l'administration et nous même qui, grâce à l'audace de Véro et Bernard, leur grillons la politesse et pouvons réunis, déposer simultanément nos six dossiers sur le bureau du « gratte papier » impliqué dans l'enregistrement de l'instant.

Vingt deux heures quarante cinq, le dernier tampon est apposé sur le dernier dossier. Regagnant enfin nos véhicules, on nous presse de vite démarrer car garés le l'autre côté d'un voie ferrée qu'il nous retraverser, nous risquons d'être longuement bloqués par un train annoncé. Sept heures que nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur. Nous nous y attendions un peu mais n'avions pas imaginé une telle virtuosité à inventer des circuits aussi tordus, compliqués et vraisemblablement inutiles. Enfin, pas tant que ça, puisque presque chaque bureau s'est efforcé d'ajouter sa petite taxe, l'un, une assurance obligatoire, un autre une taxe routière, un troisième une une sur les carburants, sans oublier la taxe de camping puisque nous sommes nomades et telle autre pour le passage d'un pont sur Lamou Darya, cet important fleuve qui alimentait la mer d'Aral et que son détournement par Staline pour irriguer des champs de coton a presque totalement asséchée. Une catastrophe écologique majeure.. A la sortie la douloureuse se chiffre à 165 dollars par véhicule. Le Turkménistan se mérite. L'ombre de l'union soviétique plane toujours, et un soleil rasant à même du la décupler !

Vite nous traversons les voies, guidés par Shavkat. A peine la troisième voiture est elle passée, que la première se heurte à un gros portail métallique fermé d'un grosse chaîne cadenassée.

Le train passe maintenant. Nous sommes coincés entre lui et cette porte que personne ne se propose de nous ouvrir. Notre guide mettra une demie heure à trouver le tenancier de la clé qui s'exécute contre monnaie sonnante et trébuchante.

Un kilomètre plus loin à peine, poste de police. Encore une ne demie heure de sommeil en moins pour faire à nouveau la une, d'un nouveau registre...

Minuit, la cour de l’hôtel Turkmènbashi, nous accueille. Fatigués mais heureux, nous venons de prendre pied sur le territoire de l'un des pays les plus fermés du monde.

Samedi 6 avril

 

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      Depuis la chambre, surprise, un long défilé de plusieurs centaines de participants, arborant une quantité impressionnante de drapeaux Turkmène, passe sur la route sous nos fenêtres. Serait-ce une révolution ? Dans un tel pays, peu de chance ! En fait, renseignement pris, rien d'autre que l'inauguration d'un centre sportif pour la journée de la santé.

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Quelques pleins du frigo et du réservoir pour prendre la route droit au nord pour un aller et retour au canyon Yangikala, l'un des plus beaux sites naturel de ce pays.

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  En plein désert, un plateau en surélévation d'une centaine de mètres peut-être et superbement raviné par l'érosion. Les différentes strates aux couleurs variant du vert au rose en passant par le blanc sont un spectacle à «  couper le souffle » comme le précise le guide. Impossible d'être déçu.

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Toute fois, ça  se mérite.  La petite route y menant par deux cent quatre kilomètres de trous, bosses et autres congères de sable dans lesquelles mon valeureux engins trouve intelligent de rester planter par deux fois, ne passe pas inaperçue. Mais quelle récompense à l'arrivée.

Nous passons la nuit sur le plateau lui même en bordure du départ des ravines toutes plus marquées les unes que les autres.

Dimanche 7 avril

Retour par cette même route que le vent de la nuit a encombrée d'un peu plus de sable. Encore un plantage et un détour délicat par une piste voisine pour éviter une congère devenue infranchissable.

DSC00156 DSC00157 Un petit détour nous amène au mausolée de Gozliata.
De braves dames cuisent dans d'énormes chaudrons mitoyens

des viandes et légumes tous plus succulents les uns que les autres.

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Ce sont des repas offerts gracieusement aux pèlerins venus sur le site.

      Il est treize heures passées et Momo, photographie tout en salivant ces superbes plats. A l'invitation reçue d'une de ces dames, de prendre place sur des tapis tout proches et de se laisser servir une assiette, il se croit obligé de décliner l'offre n'osant laisser les copains sur le carreau.

 

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      D'un commun accord, pour mettre fin au supplice du copain, décision est prise de tous se porter candidat pour une de ces assiettes généreusement offertes.  Après une bonne heure passée à déguster quelques friandises accompagnant le thé traditionnel, les plats n'arrivent toujours pas. Il faut prendre une décision : la route est encore longue et sûrement en mauvais état.
DSC00186 Notre demande a-t-elle été bien comprise ?

Très gênés, nous expliquons que nous allons devoir reprendre la route. Les dames de charité semblent alors ne pas nous avoir oubliés et voudraient nous voir rester pour prendre notre repas. Une heure de plus sur les lieux nous obligerait sans doute à un bout de route en pleine nuit. Quelques photos tous ensemble et nous prenons congé de nos hôtes. Momo « jura, mais un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus » !!!

Le goudron menant à Achgabat, la capitale, est sous nos roues. Route assez dégradée par endroits. Piégeante par ses alternances de très bons passages butant brusquement sur des ornières longitudinales sculptées par le poids des camions.

Un magnifique hôtel à Balkanabat a été prévu pour nous héberger sur son parking.

.Lundi 8 avril

La visibilité est mauvaise sur les lointains. Un voile de brume un peu ocre empêche de distinguer clairement sur notre gauche les grands espace de ce désert que nous longeons et que nous envisageons de traverser du sud au nord depuis Ashgabat. Sans doute est-ce une poussière de sable en suspension soulevée par le vent d'hier. Sur notre droite, la frontière Iranienne se rapproche. Une timide chaîne montagneuse commence à se dessiner et va s'accentuer jusqu'à la capitale. Des traces de neige sont encore visibles sur la crête la plus haute.

Peu de kilomètres avant la ville, nous implantons le bivouac sur le parking du lac souterrain de Kowata. Deux ou trois petits resto diffusent dans l'air de tentantes odeurs de Chachlyk cuits au barbecue. Nous choisissons chez l'un d'eux, en dîner, de délicieux plats locaux et Russe.

Mardi 9 avril

Dix heures, ouverture de la grotte. Une longue descente par plusieurs escaliers successifs composé de marches à hauteurs variables faiblement éclairés par quelques ampoules en file indienne nous mène assez profondément sous terre.

Le petit lac souterrain avec ses eaux chaudes (38°) et sulfureuses, excellentes paraît -il pour les rhumatismes s'y devine. Nous nous y plongeons tous deux avec Brigitte. Le reste du groupe assiste à notre trempette, inquiet du risque de voir le blog devenir peut-être lui aussi sulfureux.

Visite au passage d'un mausolée contenant les restes de la famille de l'ancien président. La belle mosquée jouxtant ce monument est elle aussi visitée au moment même où se présente un car de touristes Français.

Avant d'entrer à Ashgabat les voitures bénéficient d'un bon coup de Karcher pour éviter l'amande qui paraît il est infligée aux propriétaires d'un véhicule peu reluisant.

Dès l'arrivée en ville, nous passons à l'agence Owadan pour régler notre traversée du pays avec guide. Avec un visa de tourisme, il n'est pas possible d'être autonome au Turkménistan. Resterait le visa de transit d'une durée de cinq jours. Mais là, celui ci prenant effet au jour de son obtention, l'attente d'un bateau sans horaires à Bakou et la traversée de la Caspienne ne laisseraient au mieux que deux jours disponibles sur le territoire turkmène...à condition de débarquer de suite ce qui n'est pas gagné, les places au port de Turkmènbashi étant peu nombreuses. Certains ont attendus au mouillage plusieurs jours !

Un bivouac dans un parking à l'arrière d'un hôtel peu reluisant nous est trouvé par l'agence. En même temps une chambre nous permettant de bénéficier de quelques commodités, nous y est offerte. Après une première visite des lieux, nul n'a plus jamais parlé d'y remettre les pieds !

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      Heureusement pour moi, le gardien de la station de lavage mitoyenne de notre bivouac me voyant bricoler sur la voiture, se met spontanément à disposition pour m'aider à la dépose de la cellule. Une petite fuite de gazole provenant de ma réserve justifie cette intervention.

 Mercredi 10 avril

Journée de visite d'Ashkabat. La traversée de la ville en taxi à la recherche d'une banque, donc dans les beaux quartiers, laisse apparaître toute la mesure de la mégalomanie des dirigeants.

DSC00136 D’immenses avenues presque désertes au long desquelles se dressent, épars, tels des dominos (des morceaux de sucre blanc suggèrent Bernard...) de hauts bâtiments couverts de marbre blanc. Un éclairage constitué de réverbères dorés très proches les uns des autres achève la décoration de l'artère présidentielle, où sont, bien entendu, interdites toutes photos.
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Les seuls arbres plantés sont encore de petite taille et l'absence de toute ombre ne donne pas envie de s'éterniser dans ces lieux. On se croirait presque dans un gigantesque cimetière (...dixit Bernard...). Aucun d'entre nous n'est séduit par cette exposition de richesse sans âme à mon sens.

Après un retour en bus à la maison, j’entreprends donc d'achever mes travaux sur la cellule. Ainsi nous pouvons reprendre la route dès le début d'après-midi. Le petit tour au bazar en plein centre-ville n'est pas plus enthousiasmant, car dès les premières photos, la réprobation des habitants est immédiate. Photos interdites presque partout !

Jeudi 11 avril

La route remontant vers Nukus en Ouzbékistan est dans un premier temps correcte. Assez vite elle sese dégrade et il nous faut pas moins de 5 heures pour effectuer les 276 kilomètres nous séparant de Darwaza, à mis chemin. 

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Le spectacle offert par ce désert est assez décevant.  Peu de reliefs, absence de dunes ou presque. Le sable tassé et grisâtre est parsemé de petits buissons entre lesquels va apparaître au cours des heures une herbe éparse teintant le désert d'une légère couleur verdâtre. Nombreuses sont les barrières de roseau plantées souvent en carré parfois en simples lignes non loin de la route pour éviter les mouvements du sable sous l'effet du vent.

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      À Darwaza, la visite d'un cratère de gaz en feu est prévue.  Suite à un effondrement du sol sous les travaux de géologues, un trou de près de soixante mètres de diamètre sur une profondeur de quelque vingt mètres.

      Espérant régler en quelques jours le problème de la forte émanation de gaz qui sort du trou, la décision de mettre le feu a été prise. Cinquante ans plus tard, ça brûle toujours. Parfois les flammes peuvent atteindre dix à quinze mètres de haut.

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Avant hier, à Ashkabad, lors de notre visite à l'agence, nous avons exprimé notre souhait de ne pas parcourir avec nos véhicules les six kilomètres de piste sablonneuse qui y mènent. Aussi un 4x4x déjà sur place avec deux clients Hollandais, un père et son fils, nous y transportera depuis l'emplacement du bivouac au départ de la trace.

Il fait encore jour et malgré ça, le spectacle est stupéfiant. Le tour du cratère est rapide alors qu'un vent léger, sans doute créé par l'énorme différence des températures, nous pousse par endroits la forte chaleur de ce four naturel en plein visage. Depuis un monticule tout proche, la vue de ce foyer béant est surprenante.

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      Après beaucoup de photos, un repas nous est préparé par le chauffeur du 4x4. Nous le prenons en compagnie des deux Hollandais avec qui nous échangeons en Français nos souvenirs de voyage. La clarté du ciel diminuant, celle du cratère en flamme commence à prendre le relais. C'est à pas hésitants sur un sol très sombre, qu'après nos agapes, nous retournons auprès du trou.
      Au fur et à mesure de notre approche, les pieds ne cherchent presque plus l'obstacle a éviter, l'éclairage devient suffisant et même la colline d'à côté rougeoie sous la clarté du feu.

Vers vingt-trois heures, ayant regagné nos résidences, un vent violent se lève et Chauvkat notre guide dont aujourd'hui Brigitte et moi-même avons la charge, partagera le petit espace de notre cellule pour la nuit. Les bourrasques vont encore forcir et on imagine aisément ce qui serait advenu de la petite tente de notre jeune Turkmène dans de telles conditions.

Vendredi 12 avril

Il fait beau et le vent est tombé. C'est aujourd'hui la dernière étape dans ce pays. Nous sommes invités ce soir, chez notre guide, à Kunya Urgench son village natal situé à faible distance de la frontière Ouzbèke.

Mais le pays ne nous lâche pas aussi facilement. S'il a été difficile d'y pénétrer, il semble tout aussi difficile d'en sortir, mais cette fois en raison de l'état de la route. Au début mauvaise, elle deviendra exécrable au cours des heures et les derniers cent kilomètres seront une épreuve pour les véhicules et leurs occupants.

Qu’elle récompense toute foi lorsque nous nous garons au fond d'une petite ruelle de terre sur l'arrière de la maison de notre hôte. Accueil chaleureux et sincère. Un repas est servi dans une coquette salle à manger meublée d'une table basse dressée sur une estrade recouverte de gros tapis en laine. Malheureusement, nous regretterons l'absence des dames de la maison à nos côtés durant ce dîner. Seul Chaukat est avec nous.

1 commentaire:

  1. Un seul mot : SUPER ...

    Et puis je ne peux m'empêcher de vous dire BRAVO pour ce reportage magnifique, texte superbe, photos choc et nous sommes près de vous pour participer, quelque peu, à votre belle aventure que nous suivons avec beaucoup de frissons !

    Merci ... Thanks a lot ... Bises ...

    Anne

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