vendredi 13 septembre 2013

12 au 14 septembre – Pologne et Tchéquie -

Jeudi 12 septembre

Quel itinéraire suivre pour traverser cette Pologne ? Vu le temps des jours précédents, remonter plus sur le nord il fallait le prévoir avant de sortir d'Ukraine alors que j'y ai pris une trajectoire descendante, envisageant déjà la possibilité d'une route un peu sud, par la Slovaquie peut-être.

Le plein centre a été traversé lors du retour d'il y a trois ans. Reste le sud, où s'étirent les Carpates dont je ne connais que la partie roumaine très belle à mon goût. Ma tendance naturelle à ne pas préférer les « plats pays » m'indique ce choix comme le bon. Mais sous la pluie, la montagne aussi belle soit elle, n'offre pas beaucoup d’intérêt. Reste l'option « demie-mesure », en longeant le nord du massif. Ainsi, pas d'horizons infinis, et pas de chapeau nuageux sur la tête.

En route donc pour Rzeszow et Krakow d'où Canasson sera prié d'obliquer sud-ouest pour nous entraîner vers la Slovaquie.

Dès les premiers kilomètres dans le pays, l'Europe y est respirée à pleins poumons. Le contraste est brutal et saisissant, même par rapport à l'Ukraine. La propreté est partout présente. Dans les agglomérations, plus de trottoirs en terre ou au pavement en partie défoncé. Les routes sont en excellent état, mais, parce qu'il y a un « Mais », comme maintenant, où que se porte le regard, il y a des habitations, la route n'en finit pas de traverser des villages collés les uns aux autres. Un seul poteau suffit à porter le panneau de sortie de l'un et celui d'entrée de l'autre. Deux voies seulement, plus une grosse dose de circulation font que l'on n'avance plus. J'allais oublier : lorsque votre regard croise les prix à la pompe, la crise cardiaque n'est plus bien loin !

C'est donc sans regret que nous quitterons le pays, mais seulement demain, car une excellente connexion internet reçue d'un hôtel voisin du parking, me bloque là pour la soirée et la nuit...

Vendredi 13 septembre

La route traverse les Carpates pour rejoindre la frontière tchèque. Trente kilomètres avant celle-ci, une superbe autoroute tente de nous faire oublier notre allure « tortillarde » d'hier.

Passer une frontière, sans remplir de formulaires ou présenter ses papiers parait presque anormale au point que, je me surprend, passeport en main à chercher vainement à qui les présenter. Mais les bâtiments sont vides ce qui rend l'endroit presque sinistre. Pas de barrière dont il faut attendre la levée, comme pour une libération. Presque en catimini, Canasson effectue les tours de roue nécessaires à passer en face. C'est fait, ce sera l'avant-dernier pays avant de retrouver la France après que le septième mois de voyage soit entamé.

Le gigantisme de la Chine, de la Mongolie et surtout de la Russie, on a du mal maintenant à nous faire imaginer possible, le passage d'une frontière à une autre dans une même journée. C'est pourtant le cas. Surtout lorsque le réseau routier à emprunter est impeccable. Nationales quatre voies et autoroutes gratuites, bien qu'il ait fallu s'acquitter d'une vignette aux seuls guichets de la frontière. Les quelques incursions sur le réseau secondaire, histoire de respirer un peu le pays, se sont faites sur de très bonnes et très belles petites routes. Malheureusement, la journée entière a été ponctuée de fréquentes averses souvent violentes empêchant d'apprécier une campagne vallonnée, semée de nombreuses forêts.

Histoire de ne pas être passés comme des voleurs, avec mon compagnon à quatre roues, nous offrons à la ville de Plzen l'honneur de nous retenir à dormir. Nous ne sommes plus qu'à cinquante kilomètres de l'Allemagne, sur la route de Nuremberg.

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